Vivre à Bali : le guide complet pour réussir son expatriation
| L’essentiel à retenir Vivre à Bali suppose d’abord un visa adapté à votre statut : touriste (30 à 60 jours), KITAS retraite dès 55 ans, KITAS travail sponsorisé par un employeur, ou E33G pour les revenus étrangers à partir de 60 000 USD par an. Le salaire minimum local (UMP) s’établit à 154 €/mois en 2026, contre un SMIC net de 1 478 € en France : c’est ce différentiel qui rend un budget français confortable sur l’île, entre 1 500 et 2 200 €/mois pour une personne seule en incluant une villa avec piscine. Plus de la moitié des 3 000 Français inscrits au registre consulaire d’Indonésie résident à Bali. 👉 À budget identique, un célibataire vit à Bali pour environ 40 à 50 % de moins qu’en France, loyer et sorties compris. Mais la santé, le visa et les vols retour doivent être budgétés à part. |
Vivre à Bali est devenu, pour un nombre croissant de Français, une option d’expatriation à part entière. Réussir son installation commence toujours par le même obstacle : choisir le bon visa. Sans KITAS, sans Second Home Visa ou sans visa E33G pour les travailleurs à distance, aucun séjour prolongé sur l’île n’est légal, quel que soit le budget disponible.
L’attrait, lui, ne faiblit pas. Selon le gouvernement provincial, le salaire minimum à Bali s’élève à 154 euros par mois en 2026. C’est un chiffre qui explique pourquoi un budget français, même modeste, y offre un pouvoir d’achat que la métropole ne permet plus. La population étrangère de l’île a progressé de 200 % entre 2021 et 2026, portée par le télétravail, la retraite active et l’entrepreneuriat digital.
Mais Bali en 2026 n’est plus l’eldorado bon marché des années 2010. Les loyers grimpent à Canggu, la bureaucratie se durcit. Et certaines obligations restent mal connues des candidats au départ, comme l’enregistrement IMEI du téléphone dans les 60 jours suivant l’arrivée, sous peine de blocage.
Ce guide fait le point, chiffres à l’appui, sur le visa adapté à votre situation, le budget réel, le logement, la santé et le quotidien sur l’île des Dieux pour réussir votre installation à Bali.
- Pourquoi vivre à Bali séduit de plus en plus de Français
- Quel visa choisir pour vivre à Bali ?
- Combien coûte la vie à Bali ? Le budget réel par profil
- Où vivre à Bali ? Comparatif des quartiers selon votre profil
- Se loger à Bali : logement, kost et leasehold
- Comment un Français peut-il travailler à Bali ?
- Santé, assurance et sécurité à Bali
- Vivre à Bali en famille, à la retraite ou seule
- Bali ou France : avantages et inconvénients
- Quelle sera votre décision ?
- FAQ vivre à Bali
Pourquoi vivre à Bali séduit de plus en plus de Français
Le climat n’explique pas tout. Bali offre des températures comprises entre 25 et 32 °C toute l’année, une saison des pluies concentrée entre novembre et mars. En vivant à Bali, vous avez aussi un accès direct à la mer, aux rizières et aux volcans sur une seule île.
Mais ce qui a réellement changé la donne depuis 2022, c’est l’ouverture du visa E33G pour les travailleurs à distance, qui a permis à des milliers de salariés et de freelances français de transformer un séjour touristique en installation durable.
Sachez que la présence française reste, en proportion, modeste mais concentrée. Selon le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, environ 3 000 Français sont inscrits au registre consulaire en Indonésie, et plus de la moitié résident à Bali. Ce nombre ne représenterait toutefois qu’environ 35 % des Français réellement présents sur le territoire indonésien, la majorité ne s’enregistrant jamais.
« 3 000 Français sont inscrits au registre auprès du consulat, établis à Bali (plus de la moitié), Jakarta et Yogyakarta. On estime ce nombre à environ 35 % du nombre total de Français présents sur le territoire indonésien.
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie, mise à jour au 1er juillet 2026.
Chiffres mis à part, les nouveaux arrivants citent presque toujours les mêmes raisons : un coût de la vie encore accessible avec un revenu étranger, une communauté internationale déjà installée à Canggu, Ubud ou Sanur. Ils mentionnent également une culture hindouiste vivante, marquée par les offrandes quotidiennes et les cérémonies religieuses qui rythment le calendrier balinais.

Toutefois, cette popularité a un revers : la gentrification de certains quartiers, la saturation du trafic et la hausse continue des loyers depuis la reprise du tourisme international en 2022.
Face à cette inflation, une partie des candidats à l’expatriation élargit sa recherche. Vivre en Thaïlande ou vivre au Vietnam attire aussi de plus en plus de Français. Le coût de la vie y reste, pour l’instant, plus stable.
Quel visa choisir pour vivre à Bali ?
Le choix du visa dépend presque uniquement de votre statut : touriste, retraité, salarié, télétravailleur ou investisseur. Voici les sept options disponibles pour un ressortissant français en 2026.
| Type de visa | Durée | Coût approximatif | Conditions principales |
| VOA / e-VOA touriste | 30 jours (+30 j) | ≈ 24 € (500 000 IDR), prolongation au même tarif – officiel | Passeport valide 6 mois, billet retour |
| Visa B211A tourisme/social | 60 jours, prolongeable 2×60 j | ≈ 95 € + ≈ 180 €/prolongation – estimation | Sponsor local ou agence, travail non autorisé |
| Visa D1 entrées multiples | 60 j par entrée, 1 an de validité | ≈ 175 € – estimation | Entrées multiples sur un an |
| KITAS travail | 1 an, renouvelable | ≈ 1 100 € – estimation, agent inclus | Sponsor = employeur indonésien ou PT PMA, taxe DKPTKA ≈ 100 USD/mois à la charge de l’employeur |
| KITAS retraite (Lansia) | 1 an, renouvelable jusqu’à 5 ans | ≈ 660 à 1 100 € – estimation | 55 ans et +, revenus ≥ 1 500 USD/mois, assurance santé, bail d’un an, 2 salariés locaux employés |
| E33G (nomade numérique) | 1 an, renouvelable | ≈ 400 à 450 € en démarche autonome (tarif officiel PNBP), jusqu’à 800 € via un agent | Revenus étrangers ≥ 60 000 USD/an |
| Second Home Visa | 5 ou 10 ans | Dépôt ≈ 130 000 USD sur compte indonésien, ou bien immobilier équivalent | 18 ans et +, aucun travail local autorisé, famille incluse |
Sources : tarifs officiels PNBP (evisa.imigrasi.go.id) pour le VOA et l’E33G ; estimations d’agences pour les autres visas, à vérifier avant dépôt de dossier – septembre 2026.
Les tarifs des visas B211A, D1, KITAS travail et KITAS retraite ci-dessus sont des estimations d’agences spécialisées, à vérifier au cas par cas. Seuls les montants du VOA et de l’E33G correspondent aux tarifs officiels (PNBP) publiés par l’immigration indonésienne. Avant toute démarche, consultez le site officiel, où les frais exacts sont générés au moment du dépôt de dossier.
Pour un télétravailleur ou un freelance, l’E33G reste l’option la plus adaptée depuis son lancement en 2024. Il exige de justifier de revenus étrangers d’au moins 60 000 USD par an. Toutefois, il ne nécessite ni employeur indonésien ni dépôt bancaire local.
Pour un retraité de 55 ans ou plus, le KITAS Lansia reste la voie classique, à condition de justifier de revenus mensuels d’au moins 1 500 USD, d’une assurance santé internationale, d’un bail d’un an minimum et de l’emploi d’au moins deux salariés indonésiens à domicile.
| ⚠️ Attention Les « visa runs », qui consistent à sortir du territoire pour renouveler indéfiniment un visa touriste plutôt que de régulariser sa situation, sont mal vus des autorités indonésiennes et de plus en plus sanctionnés. Travailler à distance sous un simple visa touriste ou VOA, même pour un employeur étranger, reste une zone grise que l’immigration indonésienne surveille de près depuis 2023. |
Une fois le visa obtenu, une formalité reste trop souvent ignorée des nouveaux arrivants : l’enregistrement IMEI du téléphone. Cette démarche se fait auprès de la douane indonésienne, la Bea Cukai. Selon la douane de l’aéroport de Ngurah Rai elle-même, deux cas de figure existent.
Premier cas : vous enregistrez l’appareil juste après le contrôle d’immigration, à l’aéroport. Vous bénéficiez alors d’une franchise de 500 USD.
Second cas : vous l’enregistrez plus tard, dans un bureau de douane. Le délai maximal est de 60 jours après la date d’entrée, justifiée par le tampon du passeport. Dans ce cas, la franchise ne s’applique plus. Les droits s’appliquent sur la valeur totale de l’appareil : 10 % de douane, 11 % de TVA, et 10 à 20 % d’impôt à l’importation. La limite reste de deux appareils par voyageur.
Passé ce délai de 60 jours, l’appareil non enregistré est bloqué. Il ne fonctionne plus sur les réseaux mobiles indonésiens, seulement en Wi-Fi.
Combien coûte la vie à Bali ? Le budget réel par profil
Le budget pour vivre à Bali varie du simple au triple selon le mode de vie choisi. Pour une personne seule vivant à la balinaise, en périphérie et en mangeant dans les warungs, un budget de 900 à 1 200 €/mois est réaliste. Pour une vie confortable avec villa et piscine, sorties régulières et un vol retour annuel, comptez entre 1 500 et 2 200 €/mois. Un couple partageant logement et transport peut vivre confortablement avec 2 200 à 3 200 €/mois. Tandis qu’une famille de quatre personnes, frais de scolarité internationale inclus, doit prévoir entre 4 500 et 7 000 €/mois.
Le logement reste le poste le plus variable : de 300 à 600 €/mois pour une villa d’une chambre en périphérie. Comptez jusqu’à plus de 3 000 €/mois pour une villa haut de gamme à Canggu. L’alimentation coûte peu si vous mangez local (un plat de rue revient à 1 à 4 €). Mais l’addition grimpe vite dans les supermarchés qui vendent des produits importés. Le transport, lui, repose presque exclusivement sur le scooter. Prévoyez 45 à 110 €/mois de location, contre 35 à 50 €/jour pour un chauffeur privé.
N’oubliez pas les postes souvent oubliés dans les calculs de départ : les frais de visa (300 à 1 100 € par an selon le statut), l’assurance santé internationale (100 à 300 €/mois selon l’âge), et un vol retour vers la France, entre 700 et 1 500 € selon la saison. Pour les familles, les frais de scolarité en école internationale ou au Lycée français de Bali représentent souvent le premier poste de dépense. Comptez plusieurs centaines d’euros par mois et par enfant, à vérifier au cas par cas auprès de l’établissement visé (voir plus bas).
| Conseil Avant de fixer votre budget, comparez toujours les loyers annuels et non mensuels. La quasi-totalité des baux à Bali se paient en une fois, pour un an ou plus. Cela impose de mobiliser une trésorerie importante dès l’installation. Ces fourchettes recoupent plusieurs guides d’expatriés et agences locales. Aucun organisme officiel ne publie de budget type pour les étrangers. Vérifiez-les avec votre propre train de vie avant de vous engager. |
Où vivre à Bali ? Comparatif des quartiers selon votre profil
Le choix du quartier détermine autant votre budget que votre qualité de vie. Voici les cinq zones les plus recherchées par les expatriés français, avec leur profil type et leur budget loyer.
| Quartier | Profil idéal | Budget loyer villa/mois | Meilleur pour… |
| Canggu / Pererenan | Digital nomads, jeunes actifs | 1 200 à 3 000 € | Le télétravail et une vie sociale internationale intense |
| Ubud | Créatifs, bien-être, retraite active | 700 à 1 800 € | Le calme, le yoga et un climat plus frais |
| Sanur | Familles, retraités | 600 à 1 500 € | Les familles avec jeunes enfants et les retraités |
| Uluwatu / Bukit | Surfeurs, amateurs de nature | 900 à 2 200 € | Le surf et l’isolement recherché |
| Seminyak | Vie nocturne, standing | 1 000 à 2 000 € | Un compromis confort urbain et vie sociale |
Loyers villa 1-2 chambres, sources croisées agences locales et plateformes de location – septembre 2026.
Canggu et Pererenan concentrent la vie de nomades numériques : coworkings, cafés healthy, communauté internationale dense. Cependant ces villes ont aussi les loyers les plus élevés de l’île et une circulation de plus en plus saturée en fin de journée. Ubud, au centre, attire plutôt les profils créatifs et bien-être. Le climat est plus frais grâce à l’altitude et un cadre de rizières à l’écart du tourisme balnéaire.
Sanur reste la valeur sûre des familles et des retraités : plages calmes, vie de quartier authentique et infrastructures médicales accessibles. Uluwatu et le Bukit conviennent aux amateurs de surf et de tranquillité, au prix d’un certain isolement. Seminyak, enfin, offre un compromis entre standing et vie nocturne, pour un budget proche de celui de Canggu.
D’une manière générale, mieux vaut louer en visitant sur place plutôt qu’à distance. En effet, les meilleures villas ne sont jamais en ligne. Ils se repèrent en scooter, grâce aux panneaux « For Rent » ou « Disewakan » affichés sur les façades.

Se loger à Bali : logement, kost et leasehold
La loi indonésienne interdit à un étranger d’être pleinement propriétaire d’un bien immobilier (hak milik). La formule légale la plus courante reste le leasehold. Il s’agit d’un bail de longue durée (généralement 25 à 30 ans, renouvelable) qui donne tous les droits d’usage sur la propriété sans en transférer le titre foncier.
Pour un premier séjour, trois formules coexistent.
- Le kost, chambre en guesthouse avec ménage inclus, convient aux premières semaines de repérage, entre 90 et 240 €/mois.
- La villa privée avec piscine, référence pour la majorité des expatriés. Elle se loue le plus souvent à l’année. Comptez 700 à 1 800 €/mois pour deux chambres selon le quartier, avec une remise de 30 à 50 % par rapport au tarif mensuel équivalent si le bail est signé pour un an entier.
- L’appartement en résidence, moins répandu qu’en Europe, séduit surtout pour la sécurité et les services inclus.

Sachez qu’un bail se signe presque toujours en payant l’année d’avance, parfois davantage. Avant de vous engager, faites systématiquement traduire le contrat s’il est rédigé en bahasa Indonesia. Vérifiez qui détient réellement le titre foncier du terrain. Et clarifiez par écrit qui prend en charge l’entretien de la pompe à eau et des grosses réparations. En revanche, ne signez jamais un bail à distance ! Venez d’abord en repérage sur place, quelques semaines en location courte durée, avant tout engagement long terme.
Consultez mon article trouver un logement à l’étranger pour obtenir plus de conseils sur le sujet.
Comment un Français peut-il travailler à Bali ?
L’emploi salarié local reste, dans les faits, réservé en priorité aux Indonésiens. Avec un salaire minimum de 154 €/mois, la main-d’œuvre locale est structurellement plus compétitive qu’un expatrié occidental. Travailler pour une entreprise indonésienne suppose un KITAS de travail sponsorisé par l’employeur, ainsi qu’une taxe mensuelle à sa charge (le DKPTKA, environ 100 USD par mois et par salarié étranger).
Pour la majorité des Français installés à Bali, la voie la plus réaliste reste le télétravail pour un employeur ou des clients situés hors d’Indonésie. Pour cela vous aurez besoin du visa E33G, ou la création d’une société locale (PT PMA) pour développer une activité sur place (restauration, tourisme, bien-être ou immobilier notamment). Les espaces de coworking se sont multipliés à Canggu et à Ubud. Il faut prévoir entre 70 et 150 €/mois pour un bureau dédié, avec une fibre optique généralement fiable dans les zones expatriées.
| Conseil Si un poste vous est proposé localement, y compris dans une école internationale, vérifiez systématiquement que l’employeur prend en charge l’intégralité des démarches de visa et de sponsor. C’est un point sur lequel de nombreux témoignages d’expatriés, notamment dans l’enseignement, signalent des pratiques contestables. En effet, il arrive fréquemment que le salaire annoncé net d’impôt se soit jamais confirmé par écrit, ou que les frais de visa soient refacturés a posteriori. |
Santé, assurance et sécurité à Bali
Les cliniques privées de Bali (BIMC à Kuta et Nusa Dua, Siloam et Kasih Ibu à Denpasar, Bali International Hospital à Sanur) offrent des soins courants de niveau international, avec un personnel anglophone. Une consultation généraliste coûte entre 20 et 50 €, une consultation spécialiste entre 25 et 75 €, et une nuit d’hospitalisation entre 100 et 400 € selon l’établissement. Pour une chirurgie lourde, en revanche, la plupart des médecins recommandent un transfert vers Singapour, à environ deux heures et demie de vol.
Une assurance santé internationale est donc indispensable, et obligatoire pour l’obtention du KITAS retraite. Comptez entre 100 et 300 €/mois selon l’âge et le niveau de couverture, en vérifiant que le contrat inclut explicitement l’évacuation sanitaire vers Singapour. La Caisse des Français de l’étranger (CFE) permet de conserver un lien avec la Sécurité sociale française, généralement complétée par une mutuelle internationale.
Côté sécurité, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que l’Indonésie reste exposée aux séismes, éruptions volcaniques, inondations et glissements de terrain pendant la saison des pluies. Il recommande une vigilance particulière lors des déplacements en zone rurale. Consultez régulièrement la fiche conseils aux voyageurs sur l’Indonésie.
Sur le plan sanitaire, la dengue circule toute l’année, l’eau du robinet n’est pas potable, et le classique « Bali belly » (gastro-entérite du voyageur) touche la plupart des nouveaux arrivants dans leurs premières semaines.
Depuis le 1er septembre 2025, une déclaration numérique de santé et de douane (formulaire « All Indonesia », incluant le pass santé SATUSEHAT) est exigée à l’entrée sur le territoire.
Vivre à Bali en famille, à la retraite ou seule
En famille, la scolarisation reste le poste budgétaire le plus lourd. Le Lycée français de Bali Louis-Antoine-de-Bougainville, à Umalas, ouvert depuis 1991 et conventionné AEFE, accueille les enfants de 2 à 20 ans, de la maternelle à la terminale. Ses frais, croissants selon le niveau, ne sont pas repris ici en valeur exacte. Ils évoluent chaque année et doivent être vérifiés sur le site du lycée avant tout calcul de budget.
Les écoles internationales anglophones, comme la Green School à Sibang Kaja ou la Bali Island School à Renon, proposent des pédagogies alternatives à des tarifs comparables. Sanur et Umalas restent les quartiers les plus prisés des familles, pour leurs trottoirs, leurs plages protégées et leur proximité avec les établissements scolaires.

Pour un Français souhaitant vivre à Bali pour la retraite, le KITAS Lansia (55 ans et plus) demeure la voie la plus directe. Ceci reste vrai à condition de justifier de revenus réguliers, d’une assurance santé et d’un logement loué à l’année. Sanur concentre la majorité des retraités français, pour son calme et ses infrastructures médicales accessibles. Les frais de visa (environ 1 000 €/an avec un agent), l’assurance senior et le certificat de vie annuel à faire viser localement pour continuer à percevoir sa pension française sont les trois points à anticiper en priorité.
Partir seule à Bali, enfin, est une option suivie par de nombreuses Françaises chaque année. L’île est globalement considérée comme sûre, y compris pour les femmes qui se déplacent seules de jour comme de nuit dans les zones expatriées. Les précautions restent toutefois celles de tout voyage en Asie du Sud-Est : éviter de rentrer seule à scooter tard le soir sur les axes mal éclairés, garder une copie de ses documents séparée des originaux, et rejoindre l’un des nombreux groupes Facebook francophones dès l’arrivée pour se constituer un réseau.
Bali ou France : avantages et inconvénients
| Point de comparaison | Bali | France | Meilleur pour… |
| Salaire minimum mensuel | 154 € (UMP 2026) | 1 478 € net (SMIC, juin 2026) | La France, pour un revenu local |
| Budget logement (1 pers., confortable) | 300 à 600 €/mois (villa 1 chambre) | 700 à 1 200 €/mois (grande ville) | Bali, pour l’accessibilité |
| Climat | Tropical, 25 à 32 °C toute l’année | Tempéré, hivers frais | Bali pour l’ensoleillement, la France pour les saisons |
| Système de santé | Cliniques privées correctes, évacuation vers Singapour pour les cas lourds | Sécurité sociale universelle | La France, pour la couverture des soins lourds |
| Fiscalité pour un expatrié | Pas de convention fiscale bilatérale, résidence fiscale dès 183 jours/an | Cadre fiscal connu, nombreuses conventions bilatérales | La France, pour la prévisibilité |
| Risques naturels | Zone sismique et volcanique (ceinture de feu) | Risque limité selon les régions | La France, pour la stabilité géologique |
| Coût de la vie global | 40 à 50 % inférieur à la France en moyenne | Référence | Bali, pour le pouvoir d’achat avec un revenu étranger |
Salaire minimum : Disnaker ESDM Bali (UMP 2026) et SMIC net France (info.gouv.fr, 1er juin 2026). Conversion indicative : 1 € ≈ 20 800 IDR (septembre 2026).
Vivre à Bali est probablement fait pour vous dans plusieurs cas. Vous travaillez à distance, pour un employeur ou des clients étrangers. Vous recherchez un climat chaud toute l’année. Votre budget mensuel dépasse 1 500 € pour une personne seule. Et renouveler un visa chaque année ne vous pèse pas.
Ce sera plus difficile dans d’autres cas. Vous avez besoin d’un emploi salarié local pour vivre. Une pathologie chronique nécessite un suivi médical rapproché. Vous ne supportez pas l’incertitude administrative. Ou l’éloignement de la famille pèse sur le moral avant même le départ : treize à dix-huit heures de vol séparent Bali de Paris.

Quelle sera votre décision ?
Alors, vivre à Bali, bonne ou mauvaise idée ? La réponse dépend presque entièrement de votre situation. Un revenu en euros ou en dollars transforme l’île en destination confortable. Tandis qu’un projet reposant sur un emploi local reste, dans les faits, hors de portée pour la grande majorité des Français. Entre visa à sécuriser, budget à anticiper et démarches administratives à ne pas sous-estimer, l’installation demande une préparation réelle, loin des clichés Instagram.
Un conseil qui vaut pour toute expatriation en Asie du Sud-Est : apprendre quelques bases de bahasa Indonesia, même minimales, change profondément la qualité de l’intégration. Cela facilite également chaque démarche du quotidien. Vous avez vécu à Bali, ou vous préparez votre départ ? Racontez-nous votre expérience ou posez vos questions en commentaire.
Téléchargez ma check-list avant de partir vivre à Bali afin de ne rien oublier dans vos valises !
FAQ Vivre à Bali
Quel salaire faut-il pour vivre à Bali ?
Il n’y a pas de montant fixe. Un budget de 1 500 à 2 200 €/mois permet une vie confortable en solo, villa avec piscine incluse. Pour le visa E33G, l’immigration indonésienne exige des revenus étrangers d’au moins 60 000 USD par an, soit environ 5 000 USD par mois. Le salaire minimum local (UMP), lui, ne s’élève qu’à 154 €/mois en 2026. C’est un repère utile pour situer le pouvoir d’achat d’un revenu étranger sur place, mais pas un objectif à atteindre pour un expatrié.
Où vivent les Français à Bali ?
Plus de la moitié des Français inscrits au registre consulaire d’Indonésie résident à Bali, notamment à Canggu et Pererenan pour les télétravailleurs, à Sanur pour les familles et les retraités, à Ubud pour les profils créatifs et bien-être. Umalas concentre aussi une partie de la communauté française, en raison de la proximité avec le Lycée français de Bali.
Pourquoi les Français choisissent-ils Bali pour s’expatrier ?
Le climat tropical toute l’année, un coût de la vie encore inférieur à celui de la France pour un revenu étranger, une communauté internationale déjà bien installée et l’essor du visa E33G depuis 2024 expliquent l’essentiel de cet attrait. La culture balinaise, hindouiste et particulièrement vivante au quotidien, joue aussi un rôle important dans ce choix.
Est-ce que la vie à Bali coûte cher ?
Non, en comparaison avec la France : un budget confortable pour une personne seule reste inférieur de 40 à 50 % à un budget équivalent en métropole. Les loyers ont toutefois nettement augmenté depuis la reprise du tourisme en 2022, en particulier à Canggu, et les produits importés restent chers. Le logement, la santé et le visa doivent être budgétés séparément de la vie quotidienne.
Parle-t-on français à Bali ?
Le bahasa Indonesia est la langue officielle et l’anglais est largement répandu dans les zones touristiques et expatriées, mais le français reste rare en dehors de la communauté française elle-même. Le Lycée français de Bali, l’Alliance française et plusieurs groupes Facebook francophones structurent une vie sociale en français pour les nouveaux arrivants.
Comment un Français peut-il travailler à Bali ?
Trois voies principales existent : le télétravail pour un employeur ou des clients étrangers sous visa E33G, la création d’une société locale (PT PMA) pour développer une activité sur place, ou un emploi salarié auprès d’une entreprise indonésienne sponsorisant un KITAS de travail. L’emploi local direct reste, dans les faits, difficile d’accès pour un étranger, faute de sponsor.
Peut-on vivre à Bali seulement un an ?
Oui : le KITAS travail, le KITAS retraite et le visa E33G sont tous délivrés pour un an, renouvelable ensuite. Pour un séjour d’un an sans activité professionnelle ni retraite, le visa D1 à entrées multiples (validité un an, séjours de 60 jours par entrée) ou une succession de visas B211A restent les options les plus courantes, à condition de ne pas dépasser la durée de séjour autorisée à chaque entrée.
Est-il prudent de partir vivre seule à Bali ?
Bali est globalement considérée comme une destination sûre, y compris pour les femmes voyageant ou s’installant seules. Les précautions restent celles de toute expatriation en Asie du Sud-Est : éviter les trajets à scooter isolés la nuit, garder une copie de ses documents séparée des originaux, et rejoindre rapidement un réseau d’expatriés francophones sur place.
✅ Toutes les données chiffrées de cet article ont été vérifiées sur les sources officielles disponibles en septembre 2026 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, gouvernement provincial de Bali, direction générale des douanes indonésiennes) ; les tarifs de visa hors VOA et E33G restent des estimations d’agences à reconfirmer avant toute démarche.

