Se faire des amis à l’étranger : 8 stratégies qui marchent vraiment pour les expatriés
| 📌 À retenir Résumé en 30 secondes. Se faire des amis à l’étranger demande de l’intention, pas de la chance. Les méthodes les plus efficaces pour les conjoints expatriés : s’ancrer dans son quartier, rejoindre des groupes d’expatriés en ligne avant même le départ, participer à des activités régulières (sport, cours de langue, Meetups) et entretenir activement ses nouvelles relations. La patience est non-négociable : comptez 3 à 6 mois pour constituer un réseau solide. |
Se faire des amis à l’étranger, c’est souvent la question qu’on reporte à plus tard, derrière le logement, l’école des enfants, les démarches administratives… Et puis un matin, toutes les urgences sont réglées, et vous réalisez que votre agenda social est désespérément vide.
Ce sentiment-là, je l’ai vécu à mes propres dépens lors de ma première expatriation en Israël. Jérusalem, la ville trois fois sainte, qui a marqué durablement mon esprit et ma vie et dans laquelle il a fallu reconstruire mon cercle d’amis.
Il faut savoir que l’isolement est l’un des premiers défis des conjoints suiveurs, quel que soit le pays de destination. Selon le Baromètre Expat Communication 2023, de nombreux conjoints accompagnants citent la solitude comme l’un des principaux obstacles à leur épanouissement à l’étranger. Ce n’est donc pas une question de caractère ou de timidité : c’est structurel.
La bonne nouvelle ? Se faire des amis à l’étranger s’apprend et se planifie. Contrairement à ce qu’on croit souvent, les rencontres ne tombent pas du ciel uniquement parce qu’on a changé de pays. Elles se construisent, avec les bonnes stratégies, au bon endroit, au bon moment.
Dans cet article, vous trouverez 8 méthodes concrètes et testées pour créer votre réseau amical d’expatrié·e, un tableau comparatif pour choisir ce qui vous convient le mieux, et toutes les réponses aux questions que vous vous posez vraiment. Voyons ensemble comment transformer votre cercle social de zéro à bien entouré·e.
- Est-il vraiment difficile de se faire des amis à l’étranger ?
- 1. S’ancrer dans son quartier
- 2. Apprendre la langue locale pour se faire des amis à l’étranger
- 3. Rejoindre les groupes expatriés en ligne
- 4. Utiliser les applications de rencontre amicale
- 5. Participer à des événements et meetups
- 6. Se lancer dans une activité sportive ou associative
- 7. Le lieu de travail ou de formation
- 8. Entretenir activement ses nouvelles relations
- Tableau comparatif des 8 méthodes pour se faire des amis à l’étranger
- Alors, se faire des amis à l’étranger : mission impossible ou mission accomplie ?
- FAQ pour se faire des amis à l’étranger
Est-il vraiment difficile de se faire des amis à l’étranger ?
Posons les choses clairement dès le départ : non, se faire des amis à l’étranger n’est pas impossible. Mais ce n’est pas non plus aussi naturel qu’on le fantasme depuis la France.
Contrairement à l’enfance ou aux études, où les liens se créent presque par osmose (même classe, même couloir de dortoir, même cantine), l’expatriation adulte ne génère pas ces rapports quotidiens spontanément. Vous devez provoquer les occasions. C’est différent, pas insurmontable.
Il faut aussi comprendre un phénomène bien documenté : les adultes expatriés font face à la double difficulté de reconstruire un réseau amical tout en gérant le deuil du réseau laissé en France.
Ce n’est pas de la faiblesse, c’est de la neurologie. Selon une étude du professeur Jeffrey A. Hall (Université du Kansas, 2018), une amitié proche nécessite en moyenne plus de 200 heures de temps partagé pour se solidifier. Lorsque vous partez vivre à l’étranger, ces heures se construisent différemment, mais elles se construisent.
| 💡 Conseil Ne vous fixez pas l’objectif de ‘me faire des amis’. C’est bien trop vague, trop de pression. Fixez-vous des micro-objectifs concrets : parler à un voisin cette semaine, rejoindre un groupe Facebook cette semaine, assister à un événement ce mois-ci. Les grandes amitiés naissent de petits gestes répétés. |
1. S’ancrer dans son quartier pour créer les premières connexions
C’est la méthode la plus sous-estimée et pourtant souvent la plus efficace sur la durée. Votre quartier est votre premier territoire social : boulangerie, parc, épicerie, salle de sport de proximité. Ce sont là que se nouent les micro-interactions qui, cumulées, deviennent des relations.
Mon premier conseil : commencez par sortir sans agenda. Promenez-vous, observez, mémorisez les visages récurrents. Un sourire, un bonjour dans la langue locale (même maladroit), ouvre souvent plus de portes qu’une longue phrase parfaitement formulée.
Se présenter à ses voisins
La pendaison de crémaillère ou simplement frapper à la porte du voisin du palier avec une petite attention locale (une bouteille de vin régional, des gâteaux maison en fonction de votre pays d’accueil) : c’est désuet ? Oui. Et pourtant, ça fonctionne. Les voisins sont vos premières ressources pratiques, et parfois vos premiers amis.
L’idéal est de dire bonjour dans la langue du pays. Même quelques mots suffisent à montrer que vous faites l’effort de vous adapter, et cela crée immédiatement de la sympathie.
Tisser des liens avec les commerçants
Fréquentez les mêmes commerces régulièrement. Le barista qui vous reconnaît, l’épicier avec qui vous échangez quelques mots, la pharmacienne qui vous appelle par votre prénom : ces connexions légères constituent un tissu social précieux que l’on ne voit pas mais qu’on ressent immédiatement quand il existe, ou quand il manque.

2. Apprendre la langue locale, le levier le plus puissant
Je ne cesserai jamais de l’affirmer : maîtriser même partiellement la langue locale change radicalement votre expérience sociale à l’étranger. Ce n’est pas une question d’ego ou de performance linguistique. C’est une question d’accès.
Parler la langue du pays, c’est accéder aux conversations informelles, aux blagues, aux sous-entendus culturels. C’est comprendre pourquoi la table d’à côté éclate de rire. C’est se sentir inclus·e plutôt qu’observateur/trice.
Si vous partez dans un pays avec un alphabet différent ou une langue très éloignée du français (japonais, arabe, mandarin), l’anglais reste une formidable langue de substitution dans la plupart des contextes expatriés. Mais là encore, quelques mots dans la langue locale feront toujours leur effet.
| 📚 Astuce Pour apprendre l’anglais efficacement depuis chez vous, la méthode du Marathon des Langues offre une approche progressive, idéale pour les conjoints expatriés qui jonglent avec de nombreuses priorités. Les cours de langue en présentiel dans votre ville d’accueil ont en outre l’avantage de vous mettre directement en contact avec d’autres apprenants (expatriés ou locaux) qui deviendront peut-être vos premiers amis. |
Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à lire mon article dédié : L’importance d’apprendre une langue étrangère quand on s’expatrie.
3. Rejoindre les groupes expatriés en ligne, idéalement avant le départ
Internet a transformé la façon dont les expatriés se font des amis à l’étranger. Aujourd’hui, vous pouvez entrer en contact avec votre future communauté bien avant d’avoir posé vos valises.
Sur Facebook, les groupes locaux d’expatriés français sont souvent très actifs : « Français à Berlin », « Expatriés à Dubaï »… Ces espaces permettent de poser des questions pratiques, de vous présenter, et d’identifier des profils avec qui vous avez des affinités naturelles.
Sites et forums généralistes d’expatriés
Des plateformes comme Expatica ou InterNations regroupent des millions d’expatriés à travers le monde. Elles proposent des forums thématiques, des événements locaux et des fonctionnalités de mise en relation. InterNations, en particulier, organise régulièrement des soirées entre expatriés dans des dizaines de villes, Ce peut être un excellent point de départ si vous arrivez dans une grande métropole.

Les groupes spécialisés pour conjoints suiveurs
N’oubliez pas les communautés spécifiques aux conjoints d’expatriés, qui partagent exactement votre situation : perte de réseau professionnel, dépendance financière temporaire, reconstruction identitaire. Ces groupes offrent une compréhension immédiate de votre vécu, sans avoir à tout expliquer.
Je vous invite d’ailleurs à rejoindre notre propre communauté sur le compte Instagram des Conjoints d’Expatriés pour y partager vos expériences et bons plans depuis vos destinations très variées.
4. Les applications de rencontre amicale, la solution pour les timides
Vous pensez que les applications de rencontre, c’est uniquement pour trouver l’amour ? Détrompez-vous. Plusieurs plateformes se sont spécialisées dans la rencontre amicale, et elles constituent une ressource précieuse pour les expatriés qui n’osent pas encore se lancer dans des événements en groupe.
- Meetup : techniquement une application d’événements, mais la fonctionnalité de création de groupe permet de contacter directement d’autres membres partageant vos intérêts
- Tandem / HelloTalk : idéales si vous souhaitez combiner échange linguistique et rencontre sociale avec des locaux ou d’autres expatriés
L’avantage de ces applications : vous pouvez prendre contact à votre rythme, depuis le confort de votre canapé, et filtrer en amont par affinités. C’est particulièrement précieux si vous êtes introverti·e ou encore en phase d’adaptation.
5. Participer à des événements et meetups dans sa ville d’accueil
Les meetups sont des événements à thème organisés par et pour des personnes partageant des centres d’intérêt communs : randonnée, photographie, entrepreneuriat, jeux de société, conversation en langue étrangère… J’y ai moi-même fait l’expérience dès mon arrivée à Barcelone et j’ai tout de suite fait de belles connaissances.
La plateforme Meetup.com recense des milliers de groupes dans la plupart des grandes villes du monde.
Ce que j’apprécie particulièrement dans ce format, c’est que l’activité commune brise la glace à votre place. Vous n’avez pas à chercher un sujet de conversation. Vous êtes déjà là pour la même raison.
D’autres types d’événements valent la peine d’être scrutés régulièrement :
- Les afterworks organisés par les Chambres de Commerce françaises à l’étranger (CCIFE, Business France)
- Les soirées InterNations dans les grandes villes expatriées
- Les événements culturels de l’Institut Français ou de l’Alliance Française locale
- Les marchés de producteurs, marchés nocturnes et festivals locaux
- Les événements organisés par votre association de quartier ou copropriété
| 📅 Conseil pratique Inscrivez-vous à la newsletter de votre mairie ou municipalité locale dès votre arrivée. C’est souvent là que sont publiés les événements de quartier, les initiatives associatives et les activités culturelles gratuites, autant d’occasions de faire connaissance avec les habitants. |
6. Une activité sportive ou associative : la méthode des liens durables
Si vous me demandez quelle méthode produit les amitiés les plus solides à l’étranger, je vous répondrai sans hésiter : les activités régulières et répétées. Qu’il s’agisse d’un club de running, d’un cours de yoga, d’une équipe de volley amateur ou d’un atelier de poterie, la régularité crée la familiarité, et la familiarité crée les liens.

Vous voyez les mêmes personnes semaine après semaine. Vous traversez les mêmes petites épreuves ensemble : la séance difficile, le cours raté, le projet qui prend forme. Ce partage d’expériences, même modeste, est le terreau de l’amitié authentique.
Le bénévolat : une voie méconnue mais très efficace
Rejoindre une association locale de bénévoles est l’une des approches les plus puissantes pour s’ancrer dans la culture locale tout en se faisant des amis. Banque alimentaire, tutoring d’enfants, protection animale, nettoyage environnemental… Les associations recherchent toujours des bonnes volontés, et les bénévoles locaux sont généralement très accueillants envers les nouveaux venus.
Si vous avez démissionné pour suivre votre conjoint à l’étranger et que vous cherchez à la fois à vous reconstruire professionnellement et socialement, le bénévolat peut être un excellent point de départ. Il valorise votre temps, développe votre réseau et nourrit votre sentiment d’utilité.
7. Le lieu de travail ou de formation, un réseau social sous-estimé
Si vous travaillez ou étudiez dans votre pays d’accueil, vous disposez d’un réseau social « imposé » qui mérite d’être cultivé activement. Vos collègues ou camarades partagent avec vous un cadre commun, des objectifs similaires, et une temporalité identique. Ce sont autant d’ingrédients favorables à l’émergence d’amitiés.
N’attendez pas que l’entreprise organise un événement. Proposez vous-même un déjeuner informel, un afterwork, une sortie. Prendre l’initiative est perçu positivement partout dans le monde. Et cela vous positionne immédiatement comme quelqu’un d’ouvert et d’avenant.
Si vous construisez votre projet professionnel à l’étranger en tant que freelance ou entrepreneur·e, les espaces de coworking remplissent exactement cette fonction. Ils ne sont pas uniquement des bureaux partagés. Ce sont des écosystèmes sociaux où les rencontres professionnelles se transforment régulièrement en amitiés.
8. Entretenir ses nouvelles relations : la clé souvent oubliée
Faire des rencontres, c’est une chose. Les transformer en amitiés durables, c’en est une autre. Et c’est souvent là que les expatriés laissent filer de belles opportunités.
La règle d’or : ne laissez pas s’écouler plus de deux semaines sans donner signe de vie à une nouvelle connaissance. Un message WhatsApp, un commentaire sous une photo Instagram, une proposition de café. Ces petits gestes maintiennent le lien à l’état vivant.
Inviter chez soi : le geste le plus fort
Inviter quelqu’un chez vous est un signe de confiance et d’investissement relationnel que beaucoup de cultures reconnaissent et apprécient profondément. La pendaison de crémaillère, un dîner informel, un apéritif le vendredi soir : ce sont des jalons concrets dans la construction d’une amitié.
Ne pas oublier vos amis restés en France
Se faire des amis à l’étranger ne signifie pas abandonner ceux qu’on a laissés. Vos amis de France constituent un filet de sécurité affective irremplaçable. Entretenez ces liens avec la même intention : un appel régulier, des nouvelles partagées, une invitation à venir vous rendre visite. Ces amis de longue date vous ancrent dans votre identité et vous donnent la force de vous ouvrir à de nouveaux horizons.
Les amitiés solides ont besoin en moyenne de 200 heures de temps partagé pour se former.
Robin Dunbar, professeur de psychologie évolutive, Université d’Oxford (2017)
Tableau comparatif des 8 méthodes pour se faire des amis à l’étranger
Pour vous aider à choisir les stratégies les mieux adaptées à votre profil et à votre situation, voici un comparatif synthétique :
| Méthode | Effort requis | Rapidité de résultat | Idéal pour… |
| Voisins & quartier | ⭐ | Moyen | Créer un ancrage local durable |
| Cours de langue | ⭐⭐ | Moyen–Rapide | Progresser ET socialiser |
| Groupes réseaux sociaux | ⭐ | Rapide | Préparer avant le départ |
| Applications (HelloTalk…) | ⭐ | Variable | Timides & introvertis |
| Meetup / événements | ⭐⭐ | Rapide | Profils actifs & extravertis |
| Activités sportives / clubs | ⭐⭐ | Moyen | Liens durables via passion commune |
| Lieu de travail / coworking | ⭐ | Moyen | Expatriés actifs professionnellement |
| Bénévolat / associations | ⭐⭐ | Lent mais solide | S’ancrer dans la culture locale |
| Meilleur pour… | Débutants : voisins + réseaux | Rapidité : meetup + apps | Durabilité : langue + sport |
| ⚠️ Attention Une erreur fréquente : se cantonner uniquement à la communauté française expatriée. C’est réconfortant à court terme, mais cela freine votre intégration et votre épanouissement à long terme. Visez un équilibre : quelques expatriés français pour partager vos références culturelles, ET des locaux et des expatriés d’autres nationalités pour vous ouvrir vraiment à votre nouvelle vie. |

Alors, se faire des amis à l’étranger : mission impossible ou mission accomplie ?
La réponse vous appartient mais vous avez maintenant les outils pour que ce soit la deuxième option. Se faire des amis à l’étranger demande de l’intention, un peu de courage et surtout de la régularité. Les grandes amitiés expatriées ne surgissent pas d’une soirée dorée ! Elles se construisent dans les moments ordinaires, semaine après semaine.
Commencez petit : un voisin, un groupe Facebook, un cours de langue, un meetup. Ne cherchez pas à tout faire en même temps. Choisissez deux ou trois méthodes du tableau comparatif qui correspondent à votre personnalité, et engagez-vous sur la durée.
Bien entendu, la langue reste mon conseil numéro un. Même quelques mots dans la langue locale changent immédiatement la façon dont vous êtes perçu·e et ouvrent des portes que nulle application ne pourra jamais remplacer.
Vous avez déjà vécu une expatriation et vous avez vos propres astuces pour se faire des amis à l’étranger ? Partagez-les en commentaire. Cette communauté vit de vos expériences !
Et pour ne rien oublier dans la préparation de votre départ, téléchargez ma check-list spécialement conçue pour les conjoints expatriés.
FAQ pour se faire des amis à l’étranger
Comment se faire des amis à l’étranger quand on est introverti·e ?
L’introversion n’est pas un obstacle. C’est une caractéristique à travailler avec, pas contre. Privilégiez les environnements structurés (clubs, associations, cours) où l’activité commune brise la glace à votre place. Les applications de rencontre amicale permettent également d’établir un premier contact à votre rythme, sans la pression du face-à-face.
Fixez-vous un objectif minimal réaliste : une sortie sociale par semaine. Pas plus. La régularité sur la durée vaut bien mieux que quelques soirées épuisantes suivies de longues périodes de retrait.
Combien de temps faut-il pour se faire des amis dans un nouveau pays ?
Selon les travaux du professeur Robin Dunbar (Oxford), une amitié proche nécessite environ 200 heures de temps partagé. Dans la pratique, les expatriés témoignent généralement d’un délai de 3 à 6 mois pour constituer un premier cercle social fonctionnel, et de 12 à 18 mois pour des amitiés vraiment solides.
Ce délai varie selon votre personnalité, votre niveau de langue locale, votre situation professionnelle et les efforts actifs que vous déployez. La patience est votre meilleure alliée. Et le fait de multiplier les points de contact (sport + Meetup + voisins) accélère significativement le processus.
Quelles sont les meilleures applications pour se faire des amis en expatriation ?
Plusieurs applications se distinguent pour les rencontres amicales en expatriation. Meetup est idéale pour trouver des événements thématiques dans votre ville. HelloTalk et Tandem combinent échange linguistique et rencontres sociales. Celles-ci sont pratiques si vous souhaitez aussi progresser dans la langue locale.
InterNations (application et site) est spécifiquement conçue pour les expatriés et propose des événements dans plus de 400 villes à travers le monde. Ces outils sont complémentaires : testez-en deux ou trois et voyez ce qui vous convient.
Comment gérer la solitude dans les premiers mois d’expatriation ?
La solitude des premiers mois est quasi-universelle chez les expatriés, y compris chez les plus extravertis. Il est important de la nommer pour ne pas la subir. Maintenez activement le contact avec vos proches en France (appels vidéo réguliers, groupes WhatsApp), tout en vous imposant des objectifs sociaux hebdomadaires dans votre pays d’accueil.
Si la solitude devient envahissante ou s’accompagne de symptômes dépressifs, n’hésitez pas à consulter un psychologue spécialisé en expatriation. De nombreux professionnels francophones exercent en téléconsultation depuis la France. La solitude expatriée se traite, elle ne se subit pas en silence.
Faut-il privilégier les amis locaux ou les amis expatriés à l’étranger ?
Les deux sont complémentaires et nécessaires. Les amis expatriés comprennent immédiatement votre vécu (deuil du départ, reconstruction identitaire, dépendance temporaire) et peuvent vous prodiguer des conseils pratiques précieux. Les amis locaux vous ouvrent à la culture du pays, enrichissent votre pratique de la langue et vous ancrent durablement dans votre nouvel environnement.
L’idéal est un réseau mixte. Évitez de vous refermer exclusivement sur la communauté française, au risque de passer à côté de l’essentiel de l’expérience expatriée, et de compliquer votre intégration à long terme.



