Vivre en Turquie : le guide complet pour votre installation en 2026
Vivre en Turquie… Ce pays qui fait rêver avec ses paysages entre mer Égée et mer Noire, ses ruines antiques classées au patrimoine mondial, et cette ambiance unique où les civilisations se rencontrent. Je me souviens de ma première visite à Istanbul, il y a quelques années. En traversant le Bosphore, en admirant la Basilique Sainte-Sophie et en me perdant dans les allées du Grand Bazar, je me suis dit : « Serais-je capable de m’installer ici ? »
Il faut dire que la Turquie a tout pour séduire : un coût de la vie bien plus abordable qu’en France, un climat méditerranéen généreux, une gastronomie délicieuse et une population chaleureuse. De plus en plus de Français franchissent le pas et décident de s’expatrier en Turquie, que ce soit pour la retraite, pour travailler ou simplement pour changer de vie.
Toutefois, comme toute expatriation, vivre en Turquie ne se résume pas qu’à des couchers de soleil sur la Méditerranée et des balades dans les cités antiques. Il y a aussi des défis à anticiper : la barrière de la langue turque, les démarches administratives pour obtenir un visa, les différences culturelles, et bien d’autres aspects à prendre en compte.
C’est pourquoi il est essentiel de bien préparer votre projet avant de vous lancer. Dans cet article, je vous livre tout ce que vous devez savoir pour réussir votre installation en Turquie : coût de la vie, immobilier, quotidien, travail, santé, sécurité, et les meilleures villes où poser vos valises. Voyons ensemble si ce pays aux merveilles du monde est fait pour vous !
- Le coût de la vie en Turquie : votre budget va respirer
- S’installer en Turquie : l’immobilier comme porte d’entrée
- Le quotidien en Turquie : entre douceur méditerranéenne et différences culturelles
- Travailler en Turquie : opportunités et salaires
- Les défis d’une expatriation en Turquie
- Santé et sécurité en Turquie : ce qu’il faut savoir
- Où s’installer en Turquie ? Panorama des meilleures villes
- FAQ sur la vie en Turquie
Le coût de la vie en Turquie : votre budget va respirer
Soyons honnêtes : c’est souvent le budget qui décide. Vivre en Turquie offre une véritable bouffée d’oxygène financière, transformant les fins de mois difficiles en opportunités d’épargne.
Disons que tout est relatif. Si vous percevez des revenus en euros (que ce soit une retraite, des revenus du télétravail ou des rentes), votre pouvoir d’achat sera considérablement plus élevé qu’en France. En revanche, pour ceux qui travaillent localement avec un salaire en livres turques, la situation peut être plus complexe en raison de l’inflation.
Budget courses et restaurants : la bonne surprise
Ici, le marché hebdomadaire est un véritable plaisir, avec des produits frais environ 40 % moins chers qu’en France. Les fruits, légumes, viandes et poissons sont d’une fraîcheur remarquable et à des prix dérisoires.
Même constat au restaurant : un déjeuner dans un établissement local coûte environ 7 €, un dîner complet dans un restaurant de standing autour de 17 €. Manger dehors devient une habitude accessible, ce qui change vraiment du quotidien français où sortir au restaurant reste un luxe pour beaucoup.
D’ailleurs, ce faible coût de la vie libère l’esprit et permet de profiter davantage des plaisirs simples de la vie.
Logement et charges : des économies substantielles
L’immobilier marque la plus grosse différence. À Alanya ou Antalya, un grand appartement moderne avec vue sur la mer coûte une fraction du prix d’un studio niçois. Vous pouvez trouver de très beaux biens immobiliers pour un budget qui, en France, vous permettrait à peine d’acquérir un deux-pièces en périphérie.

Les charges (électricité, eau, gaz) tournent généralement autour de 57 € mensuels, soit environ 70 % de moins qu’en France. Le budget logement reste donc très raisonnable, permettant souvent de s’offrir une résidence avec piscine, salle de sport et autres équipements que vous n’auriez jamais pu envisager ailleurs.
Comparatif France-Turquie : le verdict en chiffres
Voici une confrontation directe des prix moyens entre la Turquie et la France pour vous donner une idée concrète :
| Poste de dépense | Prix moyen en Turquie | Prix moyen en France |
| Repas au restaurant (entrée de gamme) | 7 € | 15 € |
| Loyer mensuel T3 en centre-ville | 847 € | 1 418 € |
| Ticket de transport en commun | 0,60 € | 1,90 € |
| Place de cinéma | 6 € | 12 € |
Les chiffres ne mentent pas : la vie coûte environ deux fois moins cher. Pour un expatrié payé en euros, l’avantage est massif.
S’installer en Turquie : l’immobilier comme porte d’entrée
Après avoir décortiqué le coût de la vie, passons au concret : l’installation. Contrairement à de nombreux pays, la Turquie offre un raccourci intéressant vers la résidence via l’investissement immobilier.
Acheter un bien : une voie vers le permis de séjour
Vous cherchez un moyen fiable d’obtenir votre titre de séjour ? Le permis de séjour immobilier est une solution. En achetant un logement résidentiel d’une valeur minimale de 200 000 USD (vérifiez toujours le montant exact auprès d’un organisme officiel car la loi évolue), vous pouvez obtenir un titre de séjour renouvelable.
C’est une opportunité intéressante pour ceux qui veulent vivre en Turquie sans dépendre d’un contrat de travail. Pour les retraités ou entrepreneurs, cela sécurise votre statut légal bien plus facilement qu’avec un simple visa touristique.
Il faut savoir que ce système vise à attirer les capitaux étrangers, rendant les démarches administratives relativement fluides pour les investisseurs sérieux. Toutefois, comme je vais l’expliquer plus loin, il y a des pièges à éviter absolument.
Les villes côtières, prisées par les investisseurs étrangers
Les expatriés privilégient souvent la côte méditerranéenne et égéenne plutôt que l’intérieur des terres. Alanya, Antalya et Bodrum sont les destinations favorites des acheteurs européens en quête de soleil et de stations balnéaires.
L’offre y est abondante : résidences modernes avec piscine, salle de sport et parfois même hammam. Le rapport qualité-prix est souvent perçu comme exceptionnel par les Français habitués aux tarifs de la Côte d’Azur.
Ces grandes villes offrent ce cadre de vie « vacances perpétuelles », qui reste le moteur principal de l’achat. D’ailleurs, beaucoup d’expatriés me confient que c’est précisément cette ambiance qui les a convaincus de franchir le pas.
Ce qu’on ne vous dit pas toujours sur l’achat immobilier
Attention, le terrain peut être miné. Ne signez jamais rien sans faire appel à un avocat indépendant. Refusez systématiquement l’avocat recommandé par l’agence immobilière, car les conflits d’intérêts sont fréquents.

Votre priorité absolue doit être la vérification du « Tapu » (titre de propriété) pour vous assurer que le bien n’a pas de dettes cachées, de charges impayées ou de litiges en cours. Cette étape n’est pas une option, c’est une nécessité.
Ne vous précipitez jamais : prenez le temps de comprendre toutes les implications avant de signer. Mieux vaut rater une affaire que de perdre vos économies dans une transaction douteuse. Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à consulter d’autres professionnels ou à demander conseil auprès de la communauté française sur place.
Le quotidien en Turquie : entre douceur méditerranéenne et différences culturelles
L’argent et le logement, c’est une chose. Mais à quoi ressemble vraiment la vie de tous les jours ? Plongeons dans l’ambiance, les saveurs et les habitudes qui font le charme d’une expatriation en Turquie.
Le mode de vie à la turque
Décider de vivre en Turquie, c’est s’offrir environ 300 jours de soleil par an, entre mer et montagne. Le rythme de vie y est généralement plus lent qu’en France, loin du stress occidental, surtout si vous évitez le tumulte d’Istanbul.
C’est ce style de vie méditerranéen qui séduit tant, porté par une hospitalité légendaire. Les Turcs sont réputés pour leur chaleur humaine et leur accueil généreux. Il n’est pas rare d’être invité à partager le thé (çay) ou un repas, même par des personnes que vous venez de rencontrer.
D’ailleurs, la gentillesse des gens est frappante. Ils sont toujours prêts à aider ou à engager la conversation, ce qui facilite grandement l’intégration, même si vous ne parlez pas encore la langue turque.
Un patrimoine culturel exceptionnel
La Turquie possède un héritage historique absolument fascinant. Entre les vestiges de l’empire ottoman et les sites archéologiques remontant à l’Antiquité, vous ne manquerez jamais de lieux à découvrir.
Le pays compte d’ailleurs 19 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi lesquels la vieille ville d’Istanbul, les sites archéologiques de Troie, ou encore les cheminées de fées de Cappadoce.
Que vous soyez passionné d’histoire ou simple curieux, vous pourrez explorer des cités antiques comme Éphèse, Pergame ou Aphrodisias. Les musées sont nombreux et de grande qualité, notamment le Musée archéologique d’Istanbul qui abrite des trésors inestimables.
Bien entendu, au fil d’un long séjour, vous découvrirez que chaque région possède ses propres traditions, son architecture particulière et ses spécialités culinaires. C’est cette diversité culturelle qui rend le pays si captivant.
Une gastronomie qui mérite le détour
La cuisine turque est un véritable pilier de la culture locale, bien loin des clichés du kebab que l’on connaît en France. C’est une cuisine d’une fraîcheur et d’une diversité incroyable, où l’équilibre et la qualité des produits priment.
Vous ne pourrez plus vous passer des incontournables « köfte » (boulettes de viande épicées), des « börek » croustillants (feuilletés fourrés), du fameux « baklava » (pâtisserie au miel et aux pistaches), ou encore des « meze » (assortiments d’entrées) à partager.
C’est une alimentation saine, basée sur des légumes de saison, l’huile d’olive et les produits locaux. Un vrai bonheur pour les papilles et la santé. L’exploration culinaire du pays est une aventure en soi, quasi inépuisable.

Les codes sociaux à comprendre pour bien s’intégrer
Il est important de comprendre rapidement les différences culturelles. Notamment, la figure omniprésente d’Atatürk (fondateur de la République turque moderne) peut surprendre les nouveaux venus. Si la Turquie est officiellement un pays laïc, elle conserve des valeurs conservatrices très ancrées dans certaines régions.
Voici quelques codes à respecter :
- Enlevez systématiquement vos chaussures en entrant chez quelqu’un ou dans une mosquée.
- Le thé est le signe ultime d’hospitalité, ne le refusez pas sauf raison valable.
- La notion de temps est plus flexible ici, apprenez la patience.
- Le respect des personnes âgées est absolu et prioritaire dans toutes les situations.
Bien entendu, ces codes varient selon les régions. Istanbul ou Izmir sont plus cosmopolites et occidentalisées, tandis que l’intérieur des terres conserve des traditions plus strictes.
Travailler en Turquie : opportunités et salaires
Vous envisagez de trouver un emploi sur place ? Voyons ensemble ce que le marché du travail turc peut vous offrir, les secteurs porteurs et la réalité des salaires.
Le marché de l’emploi pour les expatriés
La Turquie connaît une transformation rapide de son marché du travail, notamment dans les secteurs de la technologie, de la finance et des services. Istanbul, Ankara et Izmir concentrent la majorité des opportunités pour les profils internationaux.
Les secteurs les plus porteurs pour les expatriés en 2026 sont :
- Technologies de l’information : développement web, cybersécurité, data science
- Tourisme et hôtellerie : avec plus de 50 millions de visiteurs par an
- Enseignement des langues : français, anglais, dans les écoles privées
- Finance et commerce international : import-export, consulting
- Santé : tourisme médical, coordination de soins pour patients internationaux
- Ingénierie : automobile, textile, construction
Il faut savoir que la maîtrise de l’anglais est un atout majeur, mais apprendre le turc augmentera considérablement vos chances. Les entreprises multinationales présentes en Turquie (Renault, PSA, Carrefour, L’Oréal) recrutent régulièrement des profils francophones.
Salaires et pouvoir d’achat : la réalité des chiffres
Soyons clairs : les salaires locaux sont nettement inférieurs aux standards français. Selon les données officielles de 2026, voici ce qu’il faut retenir :
Salaire minimum net en 2026 : 28 075 TRY (environ 655 €), soit une hausse de 27 % par rapport à 2025. Ce salaire concerne environ 9 millions de travailleurs en Turquie.
Salaire moyen en Turquie : Environ 920 € par mois, soit 62 % de moins qu’en France. Toutefois, ce chiffre varie énormément selon les villes et les secteurs.
Salaires par ville :
- Istanbul : 705 à 860 € selon les secteurs
- Ankara : 615 à 740 €
- Izmir / Antalya : 520 à 615 € (secteurs tourisme et commerce)
Attention : l’inflation en Turquie reste élevée (environ 70 % début 2025), ce qui érode rapidement le pouvoir d’achat des salaires en livres turques. C’est pourquoi beaucoup d’expatriés privilégient le télétravail pour des entreprises françaises ou européennes, ou créent leur propre activité.
Obtenir un permis de travail
Pour travailler légalement en Turquie, vous aurez besoin d’un permis de travail délivré par le ministère turc de la Famille, du Travail et des Services sociaux. Votre employeur doit généralement initier cette démarche pour vous.

Les étrangers doivent respecter un seuil de salaire minimum supérieur au SMIC turc pour obtenir ce permis. Les conditions varient selon votre nationalité et votre secteur d’activité. Je vous recommande de consulter directement l’ambassade de Turquie pour connaître les démarches exactes.
Toutefois, si vous cherchez à travailler en Turquie sans dépendre d’un employeur local, le télétravail ou la création d’entreprise restent les options les plus avantageuses financièrement.
Les défis d’une expatriation en Turquie
Comme toute expatriation, vivre en Turquie ne se résume pas qu’aux aspects positifs. Il y a aussi des défis à anticiper et à surmonter pour que votre installation soit réussie.
La barrière de la langue turque
Le turc est une langue difficile pour les francophones, avec une grammaire et une structure très différente des langues latines. Si l’anglais est parlé dans les zones touristiques et les grandes villes, il reste limité ailleurs.
Pour ma part, je recommande toujours d’apprendre au minimum les bases de la langue locale. Cela vous ouvrira tellement de portes et facilitera grandement votre intégration. Même si vous ne parlez pas couramment, faire l’effort d’échanger quelques mots en turc est toujours très apprécié.
Il faut savoir que sans un minimum de turc, certaines démarches administratives peuvent devenir un véritable parcours du combattant. N’hésitez pas à prendre des cours dès votre arrivée ou même avant votre départ.
Les démarches administratives
L’administration turque peut s’avérer complexe, lente et parfois opaque. Bien que les procédures se soient numérisées ces dernières années, l’obtention du permis de résidence (« Ikamet ») demande de la patience et un dossier méticuleusement préparé.
Il est vivement conseillé de se faire accompagner par un facilitateur ou un avocat local pour éviter les rejets de dossier.
Les autorités turques sont strictes sur les documents fournis, et une simple erreur peut retarder votre installation de plusieurs semaines.
Sachez également que vous devrez obtenir un visa de long séjour auprès de l’ambassade de Turquie en France si vous comptez rester plus de 90 jours. Il est important d’anticiper ces démarches et de ne pas attendre le dernier moment.
Le manque de certains produits et la nostalgie
Trouver certains produits français peut devenir un vrai défi. Les fromages, la charcuterie française, certains cosmétiques ou produits spécifiques peuvent manquer ou coûter très cher à l’importation.
Il y a aussi le fameux « choc du retour à la réalité » après la lune de miel de l’expatriation. Les frustrations du quotidien (factures, pannes, bureaucratie) existent aussi en Turquie. Ce n’est pas le paradis sur terre, même si les conditions de vie sont généralement meilleures qu’en France.
Enfin, la chaleur estivale peut être intense, surtout dans le sud et sur la côte méditerranéenne. Les températures dépassent régulièrement les 40°C en juillet-août, ce qui peut être difficile à supporter pour les enfants et les personnes âgées.
Santé et sécurité en Turquie : ce qu’il faut savoir
On a parlé du budget et du quotidien. Passons maintenant à deux sujets essentiels : votre santé et votre sécurité. Sur ces points, la Turquie présente un visage contrasté qu’il est important de connaître.
Le système de santé en Turquie
Le système public de santé (SGK) devient obligatoire après un an de résidence. Toutefois, la plupart des expatriés privilégient le secteur privé. Pourquoi ? Les hôpitaux privés sont modernes, les délais d’attente courts et de nombreux médecins parlent anglais.
Attention cependant, la facture peut grimper rapidement. Une assurance santé privée ou l’adhésion à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) est vivement recommandée. Il existe une convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Turquie, mais elle ne couvre pas tout.
Sans couverture solide, une hospitalisation ou une urgence médicale peut compromettre gravement votre projet. D’ailleurs, il faut savoir que le consulat français ne prend pas en charge les frais médicaux ni le rapatriement.
La sécurité, un sujet à prendre au sérieux
Le tableau n’est pas tout rose concernant la sécurité. Les autorités françaises classent le risque terroriste comme élevé sur le territoire turc, particulièrement dans les grandes villes et les zones frontalières.
Ajoutez à cela la menace sismique (la Turquie se trouve sur une zone à forte activité géologique) et vous comprenez qu’il faut rester vigilant. Le séisme de février 2023 a d’ailleurs rappelé cette réalité de façon dramatique.
Un point crucial concerne la liberté d’expression : il est fortement déconseillé de tenir des propos politiques, même sur les réseaux sociaux. Cela peut entraîner des poursuites pénales ou des interdictions de territoire. La prudence est de mise sur ce sujet.
Ayez le réflexe de consulter régulièrement les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères avant tout déplacement ou installation.
Le tourisme médical : soyez prudent
Le tourisme médical en Turquie séduit par ses prix attractifs, notamment pour la chirurgie esthétique, les implants capillaires ou les traitements dentaires. Cependant, des incidents sanitaires graves sont régulièrement signalés.
Si vous envisagez ce type d’intervention, vérifiez scrupuleusement les qualifications du praticien, l’hygiène de l’établissement et vos assurances en cas de complication. Les économies potentielles ne valent pas toujours le risque de mettre votre santé en danger.
Mon conseil : privilégiez toujours des établissements reconnus et certifiés, même si cela coûte un peu plus cher.
Où s’installer en Turquie ? Panorama des meilleures villes
La Turquie est un grand pays avec des régions très différentes. Voici un tour d’horizon des villes les plus prisées par les expatriés pour vous aider à choisir.
Istanbul, la mégalopole entre deux mondes
Istanbul n’est pas juste une ville, c’est une mégalopole vibrante d’énergie. Pour beaucoup, vivre en Turquie commence ici, là où l’histoire rencontre le business moderne. Avec ses monuments historiques comme la Basilique Sainte-Sophie, le Bosphore et le Grand Bazar, c’est une ville fascinante.
C’est le terrain de jeu idéal pour booster sa carrière, notamment dans les secteurs de la finance, du commerce international ou de la tech. L’effervescence culturelle et économique y est absolument unique.
Mais attention, le revers de la médaille existe. La circulation est un chaos permanent, le coût de la vie dépasse largement la moyenne turque et la densité de population peut être étouffante. Si vous cherchez l’action pure et l’opportunité professionnelle, c’est le bon choix. Les âmes tranquilles préféreront peut-être d’autres destinations.
La côte égéenne et méditerranéenne : Izmir, Antalya, Bodrum
Ici, on change radicalement de décor pour un style de vie solaire et balnéaire. C’est le repaire favori des retraités et de ceux qui cherchent la tranquillité au bord de la mer.

La côte est vaste et les options sont variées. Voici les trois zones majeures à considérer :
- Izmir séduit par son ambiance « européenne », sa douceur de vivre et sa proximité avec la mer Égée.
- Antalya est parfaite pour ses plages magnifiques, son climat idéal et ses communautés d’expatriés bien établies.
- Bodrum joue la carte du chic et du luxe, c’est le « Saint-Tropez turc » avec ses yachts et ses boutiques haut de gamme.
Le choix final dépendra de votre style de vie recherché : urbain relax, balnéaire total ou luxe exclusif. À vous de voir ce qui correspond le mieux à vos attentes !
Ankara et les autres destinations
Ankara, la capitale, est une ville administrative bien plus calme qu’Istanbul. Elle est verte, moins touristique et offre une vraie respiration. On y trouve une importante population étudiante et diplomatique. C’est un choix stratégique et posé pour ceux qui préfèrent la tranquillité.
D’autres options existent, comme Bursa (première capitale ottomane) ou la Cappadoce (région aux paysages lunaires spectaculaires), pour une immersion totale dans la culture turque. Cependant, l’intégration y est généralement plus difficile au quotidien sans une bonne maîtrise de la langue. Il faut être prêt à sortir de sa zone de confort.
Ces villes offrent une expérience bien plus authentique et directe de la vie turque. Vous vivrez loin des circuits d’expatriés classiques, ce qui peut être enrichissant mais aussi plus exigeant.
Alors, vivre en Turquie, bonne ou mauvaise idée ? La réponse vous revient. Si vous recherchez un cadre de vie idyllique, un pouvoir d’achat attractif, une gastronomie délicieuse et une population accueillante, la Turquie a énormément à offrir.
En revanche, il faut accepter de surmonter la barrière de la langue turque, de naviguer dans une administration parfois complexe, et de s’adapter à certaines différences culturelles. Comme toute expatriation, c’est une aventure qui demande de la préparation et de l’ouverture d’esprit.
Bien entendu, je ne cesserai jamais d’insister sur l’importance d’apprendre au moins les bases de la langue locale. Cela facilitera tellement votre quotidien et votre intégration.
Si vous avez déjà vécu en Turquie ou si vous y envisagez une installation, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire. Je serais ravie d’échanger avec vous !
Et pour ne rien oublier dans la préparation de votre départ, téléchargez ma check-list pour expatriés spécialement conçue à cet effet.
FAQ sur la vie en Turquie
Quel budget mensuel faut-il prévoir pour vivre confortablement en Turquie ?
Pour un expatrié disposant de revenus en euros, le coût de la vie est très avantageux. Un couple peut vivre confortablement avec un budget mensuel compris entre 1 000 € et 1 500 €, couvrant un loyer agréable, les charges, une alimentation de qualité et des sorties régulières.
Le pouvoir d’achat est nettement supérieur à celui de la France, avec des dépenses courantes environ 40 % moins élevées. Bien entendu, ce budget peut varier selon la ville choisie : Istanbul sera plus chère qu’Antalya ou Alanya.
Comment obtenir un permis de séjour pour vivre en Turquie ?
Pour s’installer au-delà de la période touristique de 90 jours, il est impératif d’obtenir un permis de résidence, appelé « Ikamet ». Plusieurs options s’offrent à vous : le permis de séjour de courte durée (renouvelable annuellement), le permis étudiant, le permis de travail, ou encore le permis immobilier si vous investissez dans un bien d’au moins 200 000 USD.
Les démarches se font en ligne ou auprès du bureau des migrations local. Je vous recommande vivement de vous faire accompagner par un facilitateur ou un avocat pour éviter les rejets de dossier.
Est-il facile de trouver du travail en Turquie pour un Français ?
Disons que tout est relatif. Si vous maîtrisez l’anglais et idéalement quelques bases de turc, vos chances augmentent considérablement. Les secteurs porteurs sont le tourisme, l’enseignement du français ou de l’anglais, le digital, et les métiers de l’import-export. Istanbul offre le plus d’opportunités professionnelles.
Toutefois, il faut savoir que les salaires locaux sont nettement inférieurs aux standards français. L’idéal reste de travailler en télétravail pour une entreprise française ou européenne, ou de créer votre propre activité.
Quelle assurance santé choisir pour vivre en Turquie ?
Plusieurs options s’offrent à vous selon votre situation. La Caisse des Français de l’Étranger (CFE) est une solution fiable pour conserver une couverture française, souvent complétée par une mutuelle locale. Vous pouvez également souscrire une assurance santé internationale privée, particulièrement recommandée si vous privilégiez les hôpitaux privés.
Après un an de résidence, vous devenez éligible au système public turc (SGK), mais la plupart des expatriés préfèrent le privé pour le confort et la rapidité. N’oubliez pas que le consulat ne prend jamais en charge les frais médicaux.
La Turquie est-elle un pays sûr pour les expatriés français ?
La sécurité en Turquie est globalement bonne dans les zones touristiques et les grandes villes, bien que le ministère des Affaires étrangères classe le risque terroriste comme élevé.
Il est important de rester vigilant, d’éviter les zones frontalières avec la Syrie et l’Irak, et de consulter régulièrement les conseils aux voyageurs. Par ailleurs, la Turquie se trouve sur une zone sismique active, comme l’a rappelé le séisme de 2023. Enfin, soyez prudent avec vos propos politiques, même sur les réseaux sociaux, car la liberté d’expression y est limitée et peut entraîner des poursuites.


