Travailler en freelance en suivant son conjoint : atouts et limites
Travailler en freelance en suivant son conjoint peut-il sauver une carrière bousculée par un déménagement à l’étranger ? Pour beaucoup de conjoints d’expatriés, la question se pose dès les premières semaines sur place, souvent au moment où le dernier carton est vidé.
| L’ESSENTIEL À RETENIR Travailler en freelance en suivant son conjoint permet de garder une activité malgré les mutations. Le bilan dépend du titre de séjour, du statut et du pays. En France, le plafond du régime micro est de 83 600 € de chiffre d’affaires pour les prestations de services en 2026. Les cotisations vont de 21,2 % à 25,6 % du chiffre d’affaires selon l’activité. La franchise de TVA s’arrête à 37 500 € de recettes annuelles pour les services. Un citoyen européen n’a besoin d’aucun permis de travail dans l’UE. Hors UE, tout dépend du visa. Le travail en freelance est un atout réel, à condition de vérifier d’abord son droit de travailler et sa protection sociale. |
Cette question n’a rien d’anecdotique. L’enquête 2022 de la Permits Foundation, relayée par Relocate Magazine, a interrogé 730 conjoints et partenaires dans 103 pays d’accueil. Elle relève que 53 % n’avaient pas d’emploi sur place et que, parmi eux, 84 % souhaitaient travailler. Le travail en freelance répond à ce besoin, car il se déplace avec vous.
J’ai été conjointe d’expatrié en Israël et je vis à Barcelone depuis plus de treize ans. Je ne vais donc pas vous vendre du rêve. Je connais le sujet de l’intérieur puisque j’ai créé mon activité indépendante depuis 2020. Oui, une activité freelance comporte de vrais atouts, mais je ne vous cache pas qu’elle a aussi des limites que l’on passe trop vite sous silence.
Dans cet article, je passe en revue les atouts et les limites quand on choisit de travailler en freelance en suivant son conjoint, chiffres officiels de 2026 à l’appui. Pour la démarche complète (statut, fiscalité, premiers clients), reportez-vous à mon guide pour devenir freelance à l’étranger.
- Pourquoi travailler en freelance en suivant son conjoint séduit autant ?
- Emporter son activité dans ses valises (si le visa le permet)
- Combien coûte vraiment la micro-entreprise en 2026 ?
- Facturer à l’étranger sans se tromper de TVA
- Choisir ses horaires, oui, mais gare à l’isolement
- Un CV qui continue de s’écrire à chaque déménagement
- Le revers de la médaille, ce sont les revenus irréguliers
- Par où commencer selon votre situation actuelle ?
- Mon bilan pour travailler en freelance en suivant son conjoint
- FAQ travailler en freelance en suivant son conjoint
Pourquoi travailler en freelance en suivant son conjoint séduit autant ?
La raison est simple : un contrat de travail se retrouve difficilement à chaque changement de pays, alors qu’une activité indépendante se déplace avec vous. Pour beaucoup, c’est un choix de raison avant d’être un choix de cœur.
Bref, le besoin existe et le statut est facile d’accès. Selon les Urssaf, relayées par Bpifrance Création le 29 juillet 2026, plus de 3 millions de micro-entrepreneurs étaient inscrits en France fin 2025. Ce statut n’est pas réservé aux expatriés.
Mon article sur créer sa micro-entreprise en France et résider à l’étranger explique comment il peut suivre un couple qui change de pays.
Emporter son activité dans ses valises (si le visa le permet)
C’est l’atout numéro un quand le couple déménage : votre activité suit le calendrier de la mutation, et non l’inverse. Encore faut-il avoir le droit de l’exercer sur place. Pour comparer les différents statuts selon le pays d’accueil, je vous invite à lire mon guide pour devenir freelance à l’étranger qui fait le tour des options. Ici, je me limite au droit de travailler.
Dans l’Union européenne, c’est plutôt simple. D’après le portail Your Europe (vérifié en juin 2026), un citoyen de l’UE peut travailler dans un autre pays de l’UE sans permis, comme salarié ou travailleur indépendant. Attention quand même : la même page prévient que s’installer ailleurs peut modifier vos prestations sociales, votre fiscalité et votre assurance.

Hors de l’UE, la règle change d’un pays à l’autre. Mon conseil : posez cette question en premier. Demandez par écrit à l’autorité d’immigration du pays d’accueil si votre titre de séjour autorise une activité indépendante, ou seulement un emploi salarié.
Dans certains pays, le visa nomade digital peut être une autre voie, si vous en remplissez les conditions. Mais le nomadisme digital suppose de bouger souvent. Quand on suit un conjoint muté, on s’installe pour deux, trois ou quatre ans : ce n’est pas vraiment du nomadisme digital.
| ATTENTION Le droit de travailler passe avant la première facture ! Conservez la réponse de l’administration locale, courrier ou courriel. Elle vous servira si votre situation change, par exemple lors d’un renouvellement de titre de séjour ou d’un nouveau déménagement. |
Combien coûte vraiment la micro-entreprise en 2026 ?
En France, un micro-entrepreneur paie des cotisations proportionnelles à son chiffre d’affaires : 21,2 % pour les prestations de services en 2026, 25,6 % pour les professions libérales non réglementées. Sans chiffre d’affaires, il ne cotise pas. Le plafond du régime est de 83 600 € pour les services.
Service-Public publie les taux en vigueur. Le tableau ci-dessous reprend les trois plus courants pour une activité de services.
Cotisations du micro-entrepreneur en 2026
| Activité | Taux de cotisations | Avec versement libératoire | Cotisations sur 3 000 € de CA |
| Prestations de services (BIC) | 21,2 % | 22,9 % | 636 € |
| Professions libérales non réglementées (BNC) | 25,6 % | 27,8 % | 768 € |
| Professions libérales réglementées, Cipav (BNC) | 23,2 % | 25,4 % | 696 € |
Source : Service-Public, page « Cotisations sociales du micro-entrepreneur », vérifiée au 1er janvier 2026. Dernière colonne : mon calcul au taux sans versement libératoire, hors impôt sur le revenu.
Prenons 3 000 € de chiffre d’affaires dans le mois : les cotisations vont de 636 € à 768 € selon l’activité, hors impôt sur le revenu. C’est un bon repère pour fixer vos tarifs et gérer votre trésorerie.
Le plafond de chiffre d’affaires de 83 600 € pour les services et les activités libérales s’applique aux revenus 2026, d’après Service-Public. Pour la vente de marchandises, il monte à 203 100 €. Bonne nouvelle : dépasser le seuil une seule année n’entraîne pas la sortie du régime, qui n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement, au 1er janvier suivant.
Cela dit, le statut français n’est pas le seul possible. Si vous vivez en Espagne, le statut local est celui d’autónomo. Je vis à Barcelone depuis plus de treize ans et c’est le premier point que je conseille de regarder : le contraste entre les deux logiques de cotisation. Le tableau suivant s’appuie sur la Seguridad Social.
France et Espagne : deux logiques de cotisation
| Point de comparaison | France (micro-entreprise) | Espagne (autónomo, RETA) |
| Base de calcul | Pourcentage du chiffre d’affaires encaissé | Tranche de rendement net mensuel |
| Taux en 2026 | 21,2 % à 25,6 % du chiffre d’affaires selon l’activité | 28,30 % pour les contingences communes, plus 1,30 %, 0,9 %, 0,9 % et 0,1 % |
| Revenu très faible | Cotisation proportionnelle, nulle sans chiffre d’affaires | Base minimale de 653,59 € par mois (tranche réduite, rendement net jusqu’à 670 €) |
| Première tranche du tableau général | Sans objet | Base minimale de 950,98 € pour un rendement net de 1 166,70 € à 1 300 € par mois |
Sources : Service-Public (France, page vérifiée au 1er janvier 2026). Seguridad Social (Espagne, tableau des cotisations RETA, 2026). Orden PJC/297/2026 du 30 mars 2026 (BOE du 31 mars 2026). Montants en euros, aucun taux de change.
La tarifa plana réduit la cotisation pendant 12 mois complets pour les nouveaux inscrits. Son montant est fixé chaque année par la loi de finances espagnole. Pour le cadre de vie sur place, lisez mon article pour vivre à Barcelone.
Mon conseil : avant de passer au régime local, demandez à un conseiller local de simuler vos cotisations sur trois niveaux de revenu, bas, moyen et haut. Comparez ensuite avec le statut français. Pour l’impôt et la double imposition, lisez mon article sur la fiscalité de l’expatrié.
Et si la micro-entreprise ne vous convient pas ? D’autres voies existent. Avec le portage salarial, vous trouvez vos clients vous-même, mais vous signez un contrat de travail avec une société de portage. Vous bénéficiez ainsi de la couverture sociale des salariés, en échange de frais de gestion.
L’EURL, elle, est une société à associé unique, plus lourde côté comptabilité, qui se justifie surtout quand l’activité grandit. Ces différents statuts dépendent eux aussi de votre pays de résidence : je les compare dans mon guide pour devenir freelance à l’étranger.
Facturer à l’étranger sans se tromper de TVA
En franchise de TVA, vous ne facturez pas la TVA. Cela vaut tant que vos recettes de services restent sous 37 500 € (tolérance : 41 250 €). Pour une entreprise d’un autre pays de l’UE, il faut demander un numéro de TVA intracommunautaire dès la première prestation, quel que soit le montant.
Il faut savoir que ce numéro n’a rien d’optionnel. La page des impôts, modifiée en mai 2026, le rappelle. Elle vise tout micro-entrepreneur qui fournit une prestation à un assujetti établi dans un autre État membre. Vos factures portent aussi la mention « TVA non applicable ». Elle cite l’article 293 B du CGI, remplacé par l’article L. 223-3 du CIBS à compter du 1er septembre 2026, d’après la note de cette page. Mon guide général n’en présente que le principe. Voici les règles chiffrées de 2026.
Surveillez aussi vos seuils. Si vos recettes dépassent 41 250 € dans l’année, la franchise s’arrête le jour du dépassement. Si elles dépassent 37 500 € l’année précédente, elle s’arrête au 1er janvier suivant. Pour le détail des factures, des devises et des délais de paiement, lisez mon article pour facturer à l’étranger en freelance.

| SOURCE OFFICIELLE Franchise de TVA en 2026 : services Seuil de base : 37 500 €. Seuil de tolérance : 41 250 €. Le projet d’un seuil à 25 000 € envisagé dans la loi de finances 2025 a été abandonné. Source : Service-Public, page vérifiée au 1er janvier 2026. |
Choisir ses horaires, oui, mais gare à l’isolement
Choisir ses horaires aide à concilier travail, vie de famille et rythme du pays d’accueil. C’est un vrai atout quand le couple change de ville, d’école ou de fuseau horaire. Pour garder la mesure entre les deux vies, lisez mon article sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle en expatriation. Mais cette souplesse a un revers.

Je ne vous cache pas que travailler seul·e à la maison isole. Pas de collègues, pas de réunions, pas de pause café : votre salon devient votre espace de travail, et dans un pays où vous connaissez peu de monde, le travail devient vite une raison de plus de ne pas sortir.
Pour construire un réseau sur place, lisez mon article sur comment construire son réseau professionnel à l’étranger. Et si l’isolement pèse trop, regardez ce que je dis de la solitude en expatriation. Sortir de chez soi sert aussi votre intégration : c’est souvent en croisant d’autres freelances qu’on se fait des contacts.
| CONSEIL Bloquez deux créneaux dans votre agenda : un coworking, un café ou un événement local. Ajoutez une rencontre en ligne avec d’autres indépendants. Ce rythme coûte peu et protège votre motivation. |
Un CV qui continue de s’écrire à chaque déménagement
Le freelance ne sert pas seulement à gagner de l’argent. Il garde un parcours vivant malgré les déménagements : chaque contrat devient une ligne d’expérience et chaque client une référence. Et quand le couple repart, ou rentre en France, vous pouvez garder vos clients, vos références et votre statut. Votre activité professionnelle ne repart pas de zéro.
Si vous hésitez sur le métier, lisez quel métier freelance exercer à l’étranger. Si vous n’avez aucune expérience, se lancer en freelance sans expérience reste possible avec un premier service simple. Pour décrocher vos premiers clients, consultez mon article sur les missions freelance à l’étranger.
C’est aussi une réponse à un problème que l’on évoque rarement : l’absence de revenu propre. Disons que tout est relatif, mais un conjoint qui gagne sa vie ne vit pas l’expatriation, ni sa vie de famille, de la même façon. Le sujet est développé dans mon article sur la dépendance financière en expatriation.
Le revers de la médaille, ce sont les revenus irréguliers
Contrairement aux salariés, les freelances n’ont aucun salaire garanti à la fin du mois, et les chiffres le rappellent. Sur plus de 3 millions de micro-entrepreneurs inscrits fin 2025, 1,66 million (55 %) étaient économiquement actifs, c’est-à-dire qu’ils avaient déclaré du chiffre d’affaires au quatrième trimestre 2025 (Urssaf). Ce nombre progresse de 4,0 % en un an.
Cela dit, un statut actif ne veut pas dire un revenu confortable. Mieux vaut fixer un objectif mesurable et daté. Par exemple : atteindre 3 000 € de chiffre d’affaires par mois après six mois d’activité. Sur ces 3 000 €, comptez de 636 € à 768 € de cotisations en micro-entreprise, avant impôt sur le revenu.
Je l’ai vécu moi-même : pendant la pandémie, j’ai connu une période sans client. Les revenus d’un indépendant peuvent s’arrêter vite, même quand on travaille bien. D’où trois réflexes pour gérer ce risque et retrouver un peu de sécurité : une réserve de trésorerie, plusieurs clients plutôt qu’un seul, et un suivi mensuel du chiffre d’affaires.
Le sujet touche aussi le couple. Un revenu à soi réduit la dépendance financière et change la façon de décider ensemble. Si vous envisagez de quitter votre poste, lisez d’abord mon article pour démissionner et suivre son conjoint à l’étranger.
| À RETENIR Le freelance ne remplace pas un salaire du jour au lendemain ! Prévoyez une réserve de trésorerie, plusieurs clients et un objectif mensuel chiffré. Ces trois réflexes protègent votre activité quand un client s’en va. |
Par où commencer selon votre situation actuelle ?
Tout dépend de trois choses : votre nationalité par rapport au pays d’accueil, ce que dit votre titre de séjour sur l’activité indépendante et le statut sous lequel vous facturez. Le tableau ci-dessous classe quatre situations courantes, avec le premier réflexe à avoir pour chacune.
| Situation | Ce que dit la règle | Premier réflexe |
| Citoyen de l’UE installé dans un autre pays de l’UE | Aucun permis de travail pour une activité salariée ou indépendante (Your Europe, juin 2026) | Vérifier l’effet du déménagement sur la protection sociale, la fiscalité et l’assurance |
| Conjoint installé hors UE, titre de séjour qui mentionne le droit de travailler | Règle fixée par le pays d’accueil, variable d’un pays à l’autre | Faire confirmer par écrit que l’activité indépendante est incluse |
| Conjoint installé hors UE, titre de séjour qui limite ou interdit le travail | Aucune règle commune : tout dépend de l’autorité locale | Ne pas facturer avant d’avoir une réponse écrite de l’administration |
| Activité française conservée depuis l’étranger (micro-entreprise) | Plafond de 83 600 € pour les services, franchise de TVA à 37 500 € en 2026 (Service-Public) | Vérifier votre résidence fiscale et votre protection sociale avant de continuer |
Source : Your Europe (Commission européenne), page vérifiée le 16 juin 2026 ; Service-Public pour les seuils 2026. Les lignes 2 et 3 sont des repères de prudence, pas des règles : chaque pays fixe les siennes.
Bien entendu, votre cas peut mélanger plusieurs lignes. Dans le doute, la réponse écrite de l’administration locale reste votre meilleure protection.
Ce que dit la règle
Premier réflexe
Mon bilan pour travailler en freelance en suivant son conjoint
Alors, est-ce une bonne idée de travailler en freelance en suivant son conjoint à l’étranger ? Pour moi, les atouts pèsent lourd. Dans l’UE, un citoyen européen n’a besoin d’aucun permis de travail. Les cotisations de la micro-entreprise suivent votre chiffre d’affaires, de 21,2 % à 25,6 % en 2026. Vous pouvez facturer des clients de plusieurs pays, choisir vos horaires et garder une carrière qui suit le couple.
Les limites sont tout aussi concrètes. Hors UE, le titre de séjour décide. La couverture sociale et la fiscalité changent avec le pays de résidence. La TVA exige un numéro intracommunautaire dès le premier client européen. Et seuls 55 % des micro-entrepreneurs inscrits déclarent du chiffre d’affaires.
Mon dernier conseil ne surprendra pas ceux qui me lisent : apprenez la langue du pays ! Cet effort vous apportera des clients locaux et des rencontres. Lisez mon article sur l’importance d’apprendre la langue du pays d’accueil.
Et vous, quelle est votre situation actuelle : UE ou hors UE, micro-entreprise, portage salarial ou société comme une EURL ? Avant de passer à l’action, faites un vrai choix de statut, pas un choix par défaut. Vérifiez par écrit votre droit d’exercer et votre couverture sociale, puis décrochez un premier contrat, même petit, pour tester votre offre.
La sécurité d’un salaire viendra plus tard (ou pas). Ce que vous gagnez tout de suite, c’est une activité professionnelle qui ne dépend plus des mutations. Ma check-list gratuite vous aide à ne rien oublier et je réponds à vos questions en commentaire. Oui, avec un peu de méthode, on peut réussir à travailler en freelance en suivant son conjoint.
FAQ travailler en freelance en suivant son conjoint
Peut-on travailler en freelance en suivant son conjoint à l’étranger ?
Oui dans l’Union européenne, où un citoyen européen peut travailler comme salarié ou travailleur indépendant sans permis de travail (Your Europe, juin 2026). Hors UE, tout dépend du titre de séjour. Demandez par écrit à l’autorité d’immigration du pays d’accueil si l’activité indépendante est autorisée, avant de facturer votre premier client.
Quel est le plafond de chiffre d’affaires de la micro-entreprise en 2026 ?
Pour les revenus 2026, le plafond est de 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales. Il est de 203 100 € pour la vente de marchandises (Service-Public). Dépasser le seuil une seule année n’entraîne pas la sortie du régime. La sortie intervient après deux années consécutives de dépassement, au 1er janvier suivant.
Faut-il facturer la TVA à un client étranger ?
En franchise de TVA, vous ne facturez pas la TVA. Cela vaut tant que vos recettes de services restent sous 37 500 € (tolérance : 41 250 € en 2026). Pour un client établi dans l’UE, demandez toutefois un numéro de TVA intracommunautaire, quel que soit le montant (page des impôts modifiée en mai 2026).
Combien coûtent les cotisations d’un micro-entrepreneur ?
En 2026, les taux sont de 21,2 % du chiffre d’affaires pour les prestations de services. Ils sont de 25,6 % pour les professions libérales non réglementées et de 23,2 % pour celles relevant de la Cipav (Service-Public). Sur 3 000 € de chiffre d’affaires, cela donne 636 €, 768 € ou 696 € de cotisations, hors impôt sur le revenu.
Combien de micro-entrepreneurs sont réellement actifs ?
Fin 2025, plus de 3 millions de micro-entrepreneurs étaient inscrits en France. Parmi eux, 1,66 million (55 %) étaient économiquement actifs, c’est-à-dire qu’ils avaient déclaré du chiffre d’affaires au quatrième trimestre 2025. Ce nombre progresse de 4,0 % en un an (Urssaf, relayé par Bpifrance Création, 29 juillet 2026).
Un freelance est-il couvert par une protection sociale à l’étranger ?
Cela dépend du pays de résidence et du statut choisi. Your Europe rappelle que vivre et travailler dans un autre pays de l’UE peut modifier vos prestations, votre fiscalité et votre assurance. En Espagne, un autónomo cotise à partir d’une base mensuelle de 653,59 € dans la tranche réduite (Seguridad Social, 2026).
Comment éviter l’isolement quand on travaille seul·e ?
Prévoyez chaque semaine au moins deux créneaux hors de votre espace de travail habituel : coworking, café, événement local ou rencontre d’indépendants. Rejoignez aussi des groupes en ligne de conjoints expatriés ou de votre métier. La régularité compte plus que la durée. Mon article sur la solitude en expatriation détaille d’autres pistes.
✅ Toutes les données chiffrées de cet article ont été vérifiées en octobre 2026 sur les sources officielles citées. Elles proviennent de Service-Public, impots.gouv.fr, Your Europe et Seguridad Social. Le nombre de micro-entrepreneurs vient de Bpifrance Création, qui relaie les Urssaf. L’enquête de la Permits Foundation date de 2022 et est citée d’après Relocate Magazine.


