Vivre au Vietnam en 2026 : tout ce qu’il faut savoir avant de partir
| L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES Vivre au Vietnam, c’est profiter d’un coût de la vie entre 50 et 60 % inférieur à la France (source : Numbeo 2025), d’une sécurité publique exemplaire et d’une économie en croissance soutenue. En contrepartie, il faut anticiper la complexité des visas (TRC, permis de travail), la barrière linguistique et la qualité de l’air dans les grandes métropoles. Cet article vous donne toutes les clés pour réussir votre expatriation au Vietnam en 2026. |
Vivre au Vietnam, c’est le projet de beaucoup de Français en quête de sens, de liberté financière ou d’un nouveau départ professionnel. Et pour cause : entre Hanoï la millénaire, Ho Chi Minh-Ville et ses gratte-ciels, et Da Nang la côtière, le pays propose une diversité de cadres de vie que peu de destinations en Asie du Sud-Est peuvent rivaliser.
Il faut savoir que le coût de la vie y est entre 50 et 60 % moins élevé qu’en France, selon les données Numbeo 2025, un loyer en centre-ville démarre autour de 350 euros, un déjeuner local coûte moins de 2 euros. Pour les familles expatriées, les conjoints accompagnants et les digital nomads, cette réalité budgétaire change tout, à condition d’être bien préparé.
Pourtant, s’installer durablement au Vietnam ne s’improvise pas. Entre la complexité des visas de travail, la gestion du choc culturel et la question épineuse de la couverture santé, les pièges sont réels. D’ailleurs, trop de candidats au départ sous-estiment la charge administrative liée à la Carte de Résidence Temporaire (TRC) ou au permis de travail.
Dans ce guide complet sur l’expatriation au Vietnam, je passe en revue tous les aspects essentiels : conditions administratives, marché de l’emploi, budget mensuel, système de santé, scolarité des enfants et vie sociale. Voyons ensemble si le Vietnam est fait pour vous.
- Pourquoi choisir de vivre au Vietnam en 2026 ?
- Quelles sont les conditions administratives pour s’installer au Vietnam ?
- Le marché de l’emploi et les opportunités professionnelles
- Quel budget prévoir pour vivre confortablement au Vietnam ?
- Le système de santé et la scolarité des enfants
- S’intégrer au quotidien : culture, langue et vie sociale
- Les défis et réalités d’une expatriation en Asie du Sud-Est
- Vietnam vs autres destinations : tableau comparatif
- Alors, allez-vous prendre la décision de partir vivre au Vietnam ?
- FAQ Vivre au Vietnam
Pourquoi choisir de vivre au Vietnam en 2026 ?
Le Vietnam s’impose comme l’une des destinations d’expatriation les plus dynamiques de la décennie. Sa croissance économique dépasse régulièrement les 6 % par an, portée par un secteur industriel en pleine expansion et une classe moyenne en forte hausse.
Pour les Français qui cherchent à s’expatrier en Asie du Sud-Est, ce pays représente un équilibre rare entre opportunités professionnelles et qualité de vie.
Une qualité de vie entre tradition et modernité
La gastronomie locale devient vite un pilier du quotidien. Le phở fumant ou le bún chả parfumé sont des rituels abordables, sains et savoureux, qui coûtent souvent moins de 2 euros dans les gargotes de quartier. On passe d’une effervescence urbaine à un calme absolu en quelques heures de route. Cette dualité permanente crée un cadre de vie unique pour les familles expatriées.
Bref, le Vietnam n’est plus une simple étape de voyage. C’est devenu un véritable projet de vie durable pour de nombreuses familles qui y posent leurs valises pour de bon.
Un accueil chaleureux et une sécurité rassurante
Le sentiment de sécurité est l’un des points les plus marquants pour les familles expatriées. Le pays arrive 1er sur 46 destinations pour les finances personnelles, et grimpe à la 5ème place du classement général, contre la 8ème place en 2024.
Pour la cinquième année consécutive, le Vietnam occupe la première place mondiale de l’indice Personal Finance d’InterNations : 89 % des expatriés se disent satisfaits du coût de la vie, contre 40 % en moyenne mondiale.
InterNations, Expat Insider 2025 (enquête +de 10 000 répondants, 46 destinations)
La dynamique démographique est elle aussi remarquable. Selon le Bureau général des statistiques du Vietnam (GSO), la moitié de la population vietnamienne a moins de 30 ans. Cette jeunesse insuffle un optimisme contagieux et une énergie entrepreneuriale palpable au quotidien.
Quelles sont les conditions administratives pour s’installer au Vietnam ?
Si le cadre de vie séduit immédiatement, l’installation requiert une rigueur administrative indispensable pour naviguer entre visas et permis de séjour. C’est souvent là que les projets d’expatriation au Vietnam échouent, faute d’anticipation.
| DÉFINITION La Temporary Residence Card (TRC) est le document officiel permettant à un ressortissant étranger de vivre légalement au Vietnam sans renouveler son visa à chaque sortie du territoire. Elle est délivrée pour 1 à 2 ans selon le type de visa et doit être parrainée par un employeur ou un organisme local agréé. C’est le sésame indispensable pour toute installation durable. Et c’est aussi le premier document à obtenir avant de vous projeter sur un logement ou un compte bancaire. |
Les différents types de visas et permis de travail
Pour travailler légalement, vous devez obtenir un visa LD (contrats longs) ou DN (missions d’affaires). Le parrainage par une entreprise implantée au Vietnam est la règle. Toutes les informations officielles sur les procédures sont disponibles sur les services aux Français au Vietnam (Ambassade de France à Hanoï).
Préparez méticuleusement votre dossier. Pour vous aider, voici les documents indispensables :
- Passeport original valide avec visa actuel en cours de validité
- Contrat de travail ferme ou lettre de mission contractuelle
- Extrait de casier judiciaire légalisé et vierge (moins de 3 mois)
- Certificat médical établi par un établissement agréé au Vietnam
Ces cartes de résidence sont généralement valables 1 à 2 ans selon votre contrat. Je vous conseille vivement de passer par une agence spécialisée : les procédures changent souvent, et un accompagnement local vous évitera bien des allers-retours frustrants au bureau de l’immigration.
Les démarches d’enregistrement et de résidence
La déclaration à la police locale est une étape obligatoire dès votre arrivée. C’est souvent le propriétaire du logement qui s’en occupe via la plateforme en ligne dédiée aux autorités. Inscrivez-vous également au registre consulaire auprès de l’Ambassade de France au Vietnam.
L’ouverture d’un compte bancaire local est prioritaire pour percevoir votre salaire (contrat de plus de 6 mois requis). La gestion du quotidien est devenue très simple : tout se paie via des applications mobiles comme ZaloPay ou MoMo.

La fiscalité et la convention de non-double imposition
Il est important de noter qu’une convention fiscale existe entre la France et le Vietnam. Celle-ci vous évite d’être taxé deux fois sur les mêmes revenus. Vous êtes considéré comme résident fiscal dès que vous passez plus de 183 jours sur le territoire vietnamien sur 12 mois consécutifs. Les taux progressifs s’appliquent par tranches de 5 % à 35 %.
N’oubliez pas l’obligation de déclarer vos comptes détenus à l’étranger auprès du fisc français. Même installé à l’autre bout du monde, vous restez assujetti à certaines obligations fiscales déclaratives en France.
Le marché de l’emploi et les opportunités professionnelles
Une fois les papiers en règle, la question du travail devient centrale pour financer cette nouvelle vie en Asie. Le marché de l’emploi au Vietnam offre certes des opportunités réelles. Mais il faut savoir dans quels secteurs se positionner.
Les secteurs porteurs pour les expatriés français
Le secteur de la tech et de l’ingénierie s’impose comme un moteur économique puissant. Le Vietnam est devenu un hub numérique majeur en Asie du Sud-Est, et les profils qualifiés y sont très recherchés. L’enseignement des langues et le secteur du luxe offrent également de belles perspectives : la French touch reste un atout considérable.
La Chambre de Commerce et d’Industrie France-Vietnam (CCIFV) joue un rôle pivot dans votre intégration professionnelle. Elle organise des événements de networking essentiels pour débusquer le marché caché de l’emploi. C’est une bonne approche pour créer votre réseau à l’étranger.
Le statut de digital nomad et l’entrepreneuriat local
Da Nang s’impose de plus en plus comme le paradis des nomades digitaux, avec un mélange parfait entre plage, wifi haut débit et loyers modérés. Sachez toutefois que travailler à distance sans permis de travail reste une zone grise administrative à surveiller de près. d’ailleurs, les autorités resserrent progressivement les contrôles.
Dans le cas où vous envisagez de créer votre entreprise au Vietnam, il est possible de détenir 100 % du capital dans de nombreux secteurs. Mais le ticket d’entrée financier varie : prenez le temps de bien étudier votre marché et de vous faire accompagner localement.
Le VIE et les contrats locaux : ce qu’il faut savoir
Le Volontariat International en Entreprise (VIE), géré par Business France, reste une formule d’excellence pour les moins de 28 ans. L’indemnité est non imposable, la protection sociale complète, et c’est une excellente porte d’entrée pour l’Asie. Le contrat local offre une réalité plus contrastée. En effet, les salaires sont potentiellement élevés pour les experts, mais des avantages sociaux quasi inexistants.
Comparatif des statuts professionnels au Vietnam
| Statut | Rémunération | Santé | Retraite |
| VIE (< 28 ans) | Indemnité fixe Business France | Protection complète incluse | Cotisations simplifiées |
| Contrat local | Variable (300 à 500 EUR/mois) | Système local souvent insuffisant | Aucune cotisation automatique |
| Expert expatrié | Élevé + package à négocier | Assurance internationale privée | À la charge du salarié |
| Meilleur pour… Le VIE si vous avez moins de 28 ans et cherchez une porte d’entrée sécurisée. L’expert expatrié si votre profil senior est très demandé. | |||
La négociation du package expatriation est une étape que vous ne devez surtout pas négliger. En contrat local, demandez impérativement une assurance santé internationale et des billets d’avion annuels pour la France. C’est la base pour partir sereinement.
Quel budget prévoir pour vivre confortablement au Vietnam ?
Travailler au Vietnam permet de profiter d’un pouvoir d’achat démultiplié. Selon Numbeo (2025), le coût de la vie est entre 50 et 60 % inférieur à la France selon les villes. Un expatrié peut vivre très confortablement avec un budget mensuel de 1 000 à 1 500 euros, incluant logement, alimentation, transports et loisirs.
Se loger à Hanoï ou Ho Chi Minh-Ville
Le District 2 à Saïgon ou le quartier de Tây Hồ à Hanoï sont les repaires favoris des expatriés, avec des services internationaux à portée de main. Un appartement moderne de deux chambres coûte entre 700 et 1 200 euros par mois selon le standing et l’emplacement. Ho Chi Minh-Ville est généralement un peu plus chère qu’Hanoï.
Attention aux frais invisibles : la climatisation peut doubler votre facture d’électricité durant la saison chaude. Les charges mensuelles d’un appartement de 85 m² s’élèvent en moyenne à 75 euros selon les données Numbeo 2024. Pour comparer l’immobilier en Asie du Sud-Est, n’hésitez pas à lire mon article sur Vivre à Bangkok.

Le coût de l’alimentation et des loisirs au quotidien
L’écart de prix est frappant. Manger local coûte environ 2 à 3 euros par repas dans les gargotes de quartier. À l’inverse, un restaurant occidentalisé grimpe vite à vingt euros. Privilégiez les marchés traditionnels : les produits frais y sont imbattables. Le budget loisirs est aussi une excellente surprise. Les cinémas, salles de sport et massages sont extrêmement abordables.
Transports et communications : un budget maîtrisé
Utilisez Grab, l’équivalent d’Uber, sûr, économique, disponible partout. Louer un scooter revient à environ 30 à 50 euros par mois. Selon les recommandations de l’Ambassade de France au Vietnam, veillez à la qualité des équipements de protection avant de conduire.
Côté digital, les forfaits 4G illimités coûtent environ 5 euros par mois, et une connexion internet haut débit revient à 8 à 12 euros. Idéal pour travailler à distance sans se ruiner.
| ASTUCES 1. Mangez local au moins 5 repas sur 7 : économies immédiates de 60 à 70 % sur l’alimentation. 2. Négociez votre loyer en signant pour 12 mois minimum : les propriétaires font souvent 10 à 15 % de remise. 3. Souscrivez votre assurance santé internationale depuis la France, pas depuis le Vietnam : les tarifs sont bien plus avantageux en amont du départ. 4. Profitez des compagnies low-cost locales (VietJet, Bamboo Airways) pour explorer le pays à moindre coût. |
Le système de santé et la scolarité des enfants
Pour les familles, le budget ne fait pas tout : la qualité des soins médicaux et l’offre éducative sont les véritables piliers d’une expatriation réussie au Vietnam.
Hôpitaux et assurances santé internationales
Le système vietnamien sépare nettement le public du privé. Les cliniques internationales proposent des standards occidentaux avec un personnel anglophone ou francophone. Les hôpitaux publics, eux, sont souvent surchargés et réservés à la population locale.
En cas d’hospitalisation dans une clinique privée, les coûts peuvent atteindre 217 à 724 euros par nuit, selon Alea.care (guide santé expatrié Vietnam 2026).
Je vous recommande vivement la Caisse des Français à l’Étranger (CFE) combinée à une mutuelle complémentaire, ou un contrat d’assurance santé au premier euro. Consultez le site de l’Institut Pasteur pour vos rappels vaccins avant le départ.
Il est fortement recommandé de souscrire une assurance santé privée pour compenser les limites du système de santé local. La CFE couvre les frais selon les barèmes européens, mais les tarifs au Vietnam diffèrent de ces standards, ce qui peut engendrer des restes à charge importants.
Mondassur, guide assurance santé expatrié Vietnam
| CONSEIL SANTÉ Selon le CDC Yellow Book 2024 (guide officiel santé voyageurs) et l’Institut Pasteur, les vaccinations recommandées pour un séjour au Vietnam sont : hépatite A et B, typhoïde, encéphalite japonaise (séjour prolongé), et la mise à jour des vaccins courants (tétanos, diphtérie, poliomyélite). L’eau du robinet est déconseillée à la consommation dans tout le pays. |
L’offre éducative : lycées français et écoles internationales
Le Vietnam propose des écoles françaises. Le Lycée Alexandre Yersin à Hanoï et le Lycée Marguerite Duras à Ho Chi Minh-Ville suivent scrupuleusement le programme de l’Éducation Nationale, ce qui facilite une éventuelle réinsertion scolaire en France.
Les écoles internationales (IB) s’élèvent en moyenne à 10 600 euros par an en primaire. Vérifiez si le contrat d’expatriation de votre conjoint prévoit une prise en charge. Il s’agit d’un point de négociation fréquent et essentiel.
Anticipez vos inscriptions plusieurs mois à l’avance ! Les listes d’attente sont parfois longues en maternelle, notamment dans les quartiers prisés des expatriés.
S’intégrer au quotidien : culture, langue et vie sociale
Au-delà des structures matérielles, la réussite de votre séjour dépendra de votre capacité à décoder la culture locale et à tisser des liens durables. L’intégration au Vietnam est un processus progressif et ô combien gratifiant.
Apprendre le vietnamien : barrière ou opportunité ?
Le vietnamien est une langue tonale redoutable. Ses six tons complexifient l’apprentissage pour une oreille latine. Pourtant, maîtriser les salutations change radicalement le regard des locaux et ouvre des portes insoupçonnées. Je vous suggère de privilégier les cours particuliers, bien plus efficaces que les écoles classiques pour le vocabulaire utile au quotidien.
Le réseautage au sein de la communauté française
Hanoï Accueil et Saïgon Accueil sont de vraies bouées de sauvetage pour les nouveaux arrivants : conseils pratiques, convivialité, réseau d’entraide opérationnel. Rejoignez aussi les groupes Facebook d’expatriés. Ils sont normalement ultra-réactifs pour tout besoin urgent.
Mais attention à ne pas rester dans l’entre-soi. Impliquez-vous dans des projets associatifs locaux ou des clubs sportifs. C’est le meilleur moyen de rencontrer des Vietnamiens francophones et de dépasser le cercle expatrié. L’Institut Français du Vietnam organise régulièrement des expositions et des concerts. Ce sont des rendez-vous culturels incontournables.
Gérer le choc culturel et les codes de conduite
Le concept de la « face » est ici fondamental. Il s’agit d’éviter de mettre quelqu’un dans l’embarras en public. Préserver l’harmonie est une règle d’or pour vos relations professionnelles et personnelles. Le rapport au temps peut aussi vous déstabiliser et la patience est une vertu cardinale.

Quelques gestes à proscrire absolument :
- Toucher la tête d’une personne, même un enfant : geste très offensant en culture vietnamienne
- Pointer quelqu’un ou quelque chose du doigt
- S’énerver bruyamment ou hausser le ton en public
- Porter des vêtements trop courts dans les temples ou pagodes
Un sourire sincère crée presque toujours une complicité immédiate avec vos interlocuteurs vietnamiens. L’humour est un excellent brise-glace alors n’hésitez pas à l’utiliser.
Les défis et réalités d’une expatriation en Asie du Sud-Est
Malgré ce tableau séduisant, vivre au Vietnam implique d’accepter des contraintes environnementales et logistiques parfois pesantes sur le long terme. Voici les points que beaucoup de candidats au départ sous-estiment et les défis à relever en expatriation.
Le climat tropical et les précautions sanitaires
L’humidité est une présence constante. En effet, elle grimpe souvent à 90 % pendant la mousson, de juin à octobre. La dengue est une maladie endémique au Vietnam, particulièrement dans les zones urbaines et semi-urbaines du Centre et du Sud pendant la saison des pluies.
Le ministère de la Santé vietnamien signale une tendance à la hausse ces dernières saisons : 44 965 cas ont été recensés à l’échelle nationale entre le 14 décembre 2025 et le 18 avril 2026, soit près de deux fois plus que sur la même période un an plus tôt.
Portez des vêtements couvrants, utilisez des répulsifs efficaces et installez des moustiquaires. Voir aussi les recommandations de l’OMS Vietnam sur la dengue.
Ne buvez jamais l’eau du robinet directement ! Privilégiez plutôt l’eau filtrée ou les bouteilles scellées. Et puis adoptez le rythme des Vietnamiens. Commencez votre journée très tôt et reposez-vous l’après-midi. Pour comparer la gestion de la chaleur tropicale avec d’autres destinations, lisez mon article sur Vivre au Mexique.
| REMARQUE La dengue est endémique mais ne doit pas freiner votre projet. Elle se concentre principalement dans les provinces du Sud et du Centre pendant la saison des pluies (juin-octobre). À Hanoï, le risque est présent mais moindre. La prévention passe par des répulsifs certifiés, des vêtements couvrants le soir et des moustiquaires. En cas de fièvre brutale avec douleurs articulaires après une piqûre, consultez immédiatement une clinique privée. |
La pollution et le trafic urbain intense
La qualité de l’air est un sujet préoccupant. Hanoï et Ho Chi Minh-Ville subissent régulièrement des pics de pollution. Le masque FFP2 devient alors indispensable lors des pics d’AQI élevé. Le trafic routier ressemble à un chaos organisé. Conduire soi-même exige une vigilance permanente et une adaptation progressive.
Essayez de trouver des échappatoires régulières. Évadez-vous vers les montagnes du Nord ou les plages de Da Nang le week-end.
L’expatriation réussie passe par l’acceptation de cet environnement. On apprend simplement à naviguer dans son énergie avec philosophie.
Vietnam vs autres destinations : tableau comparatif
Pour vous aider à situer le Vietnam parmi les destinations d’expatriation les plus prisées des familles et conjoints expatriés, voici un tableau synthétique comparant les critères essentiels.
| Critère | Vietnam | Thaïlande | Portugal | France (réf.) |
| Coût de la vie vs France | -53 à -60 % (Numbeo 2025) | -42 % | -20 % | Référence |
| Loyer 2 ch. centre-ville | 700 – 1 200 EUR | 900 – 1 500 EUR | 900 – 1 400 EUR | 1 200 – 2 000 EUR |
| Salaire moyen local | 300 à 500 EUR/mois | ~500 EUR/mois | ~1 050 EUR/mois | ~2 600 EUR/mois |
| Visa long séjour | LD / TRC (1–2 ans) | LTR / Non-Imm. | Visa D / NHR | Sans objet |
| Qualité de l’air urbain | Variable (AQI élevé à Hanoï/HCMV) | Similaire | Bonne | Bonne |
| Lycée français sur place | Oui (Hanoï, Saïgon) | Oui (Bangkok) | Oui (Lisbonne) | N/A |
| Meilleur pour… Budget & digital nomads : Vietnam. Retraités UE : Portugal. Profil senior Asie : Thaïlande. | ||||
Sources : Numbeo 2025, InterNations Expat Insider 2024, Business France.

Alors, allez-vous prendre la décision de partir vivre au Vietnam ?
La réponse, vous l’avez compris, dépend entièrement de votre profil et de vos attentes. Vivre au Vietnam offre un équilibre unique : coût de la vie entre 50 et 60 % inférieur à la France, sécurité exemplaire, richesse culturelle et marché du travail en plein essor. Si vous avez une opportunité professionnelle, que vous aimez l’Asie et êtes prêt à vous adapter, le pays a énormément à offrir.
En revanche, il faut accepter les contraintes : la complexité des visas, la qualité de l’air dans les métropoles, le risque dengue en saison des pluies dans le Sud, et des salaires locaux souvent en deçà des standards français. Essayez d’apprendre quelques bases de vietnamien avant d’arriver. Ce geste simple transforme radicalement votre accueil et votre quotidien.
Si vous avez déjà vécu au Vietnam ou si vous y envisagez une installation, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire. Je serais ravie d’échanger avec vous sur les réalités du terrain !
Et pour ne rien oublier dans la préparation de votre départ, téléchargez ma check-list pour expatriés. Je l’ai conçue spécialement pour que vous puissiez anticiper toutes les étapes, des démarches administratives au premier mois sur place.
FAQ Vivre au Vietnam
Est-il onéreux de s’installer et de vivre au Vietnam ?
Pas du tout. C’est même l’un des grands atouts de cette destination. Selon Numbeo (2025), le coût de la vie au Vietnam est entre 50 et 60 % inférieur à la France selon les villes. Un expatrié peut vivre très confortablement avec 1 000 à 1 500 euros par mois, incluant logement, alimentation, transports et loisirs.
Comment savoir si je deviens résident fiscal au Vietnam ?
Vous êtes considéré comme résident fiscal si vous séjournez au Vietnam plus de 183 jours sur une période de 12 mois consécutifs. La possession d’une TRC ou d’une adresse permanente renforce ce statut. Une convention fiscale franco-vietnamienne vous évite de payer deux fois des impôts sur les mêmes revenus.
Quel budget prévoir pour la scolarité de mes enfants ?
C’est souvent le poste de dépense le plus important pour les familles. En école primaire internationale, prévoyez environ 10 600 euros par an. Une place en crèche coûte en moyenne 191 euros par mois. Vérifiez si le contrat d’expatriation de votre conjoint prévoit une prise en charge. C’est un point de négociation fréquent et essentiel.
Le coût de la vie varie-t-il beaucoup entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville ?
La différence est légère mais réelle. Ho Chi Minh-Ville est généralement un peu plus chère qu’Hanoï. Des villes comme Da Nang ou Nha Trang offrent des loyers encore plus accessibles. Dans tous les cas, le Vietnam reste plus compétitif que ses voisins : la Thaïlande affiche un coût de la vie environ 42 % inférieur à la France, contre 50 à 60 % pour le Vietnam, selon Numbeo 2025.
Quelles vaccinations sont recommandées pour vivre au Vietnam ?
Aucune vaccination n’est légalement obligatoire pour entrer au Vietnam, mais le CDC (Yellow Book 2024) et l’Institut Pasteur recommandent : hépatite A et B, typhoïde, encéphalite japonaise (pour un séjour long), et la mise à jour des vaccins courants (tétanos, diphtérie, poliomyélite). Consultez votre médecin au moins deux mois avant le départ.
Est-il facile de vivre au Vietnam quand on est Français ?
Dans l’ensemble, oui, pour le quotidien : sécurité, coût de la vie, accueil de la population. Le Vietnam est d’ailleurs remonté à la 5e place du classement général InterNations Expat Insider 2025, contre la 8e place en 2024. La difficulté se situe plutôt côté administratif : mieux vaut anticiper la question du visa et de la TRC plusieurs mois à l’avance pour éviter les mauvaises surprises.
Les Français sont-ils bien accueillis au Vietnam ?
Oui, en général. La relation franco-vietnamienne reste cordiale malgré une histoire coloniale douloureuse : la France et le Vietnam ont célébré en 2023 les 50 ans de leurs relations diplomatiques. Au quotidien, la communauté française bénéficie d’un accueil chaleureux, en particulier dans les grandes villes où elle est bien implantée. Selon le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, elle comptait 6 968 inscrits au registre consulaire en 2025.
Un Français peut-il acheter un bien immobilier au Vietnam ?
Oui, sous conditions, depuis la loi sur le logement 2023, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Un étranger muni d’un visa d’entrée valide (hors visa touristique) peut acheter un appartement, dans la limite de 30 % des lots d’une même résidence, pour une durée renouvelable de 50 ans. En revanche, impossible d’acheter un terrain ou une maison individuelle en dehors d’un programme immobilier commercial : au Vietnam, le sol appartient à l’État, qui accorde uniquement des droits d’usage.
Peut-on prendre sa retraite au Vietnam ?
C’est possible, mais le Vietnam ne propose aucun visa retraite dédié, contrairement à la Thaïlande. Les retraités s’appuient donc sur un visa affaires ou investisseur (DT), un visa lié à un conjoint vietnamien, ou des sorties de territoire régulières avec un visa touristique. Pensez à activer le versement de vos pensions avant le départ : la démarche est bien plus simple depuis la France qu’une fois sur place.
Où vivent la plupart des Français expatriés au Vietnam ?
Le quartier de Tây Hồ à Hanoï et les Districts 2 et 7 à Hô Chi Minh-Ville concentrent la majorité de la communauté française, avec écoles internationales, commerces occidentaux et associations d’entraide comme Hanoï Accueil et Saïgon Accueil. Da Nang séduit de plus en plus les familles et les digital nomads en quête d’un cadre plus calme.
Quel est le salaire moyen au Vietnam en euros ?
Selon l’Office général des statistiques du Vietnam (GSO), le revenu mensuel moyen national s’élevait à environ 8,68 millions de VND au 4e trimestre 2025, soit environ 280 euros, tous secteurs confondus. Sur un contrat local qualifié, comptez plutôt une fourchette de 300 à 500 euros par mois. Les cadres et experts recrutés par des entreprises étrangères touchent nettement plus, avec un package négocié à part.
Parle-t-on français au Vietnam ?
Très peu au quotidien. Hérité de la période coloniale, le français a largement reculé au profit de l’anglais, devenu la langue étrangère de référence dans les affaires et le tourisme. Le Vietnam reste malgré tout le premier pays francophone d’Asie et membre actif de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 1970 : le français continue d’être enseigné dans certains cursus, notamment en médecine.
Vietnam ou Thaïlande : quelle destination choisir ?
Cela dépend de vos priorités. Le Vietnam se distingue par un coût de la vie encore plus bas et une économie en croissance plus soutenue, un vrai plus pour l’entrepreneuriat et le digital nomadisme. La Thaïlande garde l’avantage sur la simplicité administrative pour les retraités, avec son visa dédié. Reportez-vous au tableau comparatif plus haut pour le détail des autres points.
Quelles sont les erreurs à éviter au Vietnam ?
Les plus fréquentes : sous-estimer le délai d’obtention du visa ou de la TRC, signer un bail sans clause de sortie anticipée, partir sans assurance santé internationale alors que les cliniques privées facturent cher, négocier un contrat local sans intégrer billets d’avion et couverture santé, ou bousculer les codes de politesse locaux (hausser le ton en public, pointer du doigt, toucher la tête d’un enfant).

