S’expatrier aux Canaries : bien choisir son île et réussir sa nouvelle vie sur l’archipel espagnol
S’expatrier aux Canaries, c’est faire le choix de vivre toute l’année au soleil, à un peu plus de quatre heures de vol de Paris, sans quitter l’Union européenne. Le rêve est accessible. Mais d’une île à l’autre, la vie quotidienne change du tout au tout : on ne s’installe pas à Tenerife comme à El Hierro, et l’archipel espagnol a ses propres règles fiscales, son propre fuseau horaire et même ses habitudes de langage.
L’archipel attire de plus en plus les Français qui souhaitent vivre à l’étranger, et il figure régulièrement parmi les destinations d’expatriation tendance. Situé au large des côtes marocaines, il combine nature spectaculaire, qualité de vie et proximité avec l’Europe.
Cependant, s’installer dans un nouveau pays nécessite une préparation minutieuse, et les Canaries ne dérogent pas à cette règle. Mieux vaut connaître les principales formalités, savoir aussi que le coût de la vie peut varier d’une île à l’autre…
Pour préparer au mieux votre départ, j’ai donc fait appel à Julie, expat à Tenerife et auteure du blog Explore-Canaries. Dans cet article, elle vous partage son expérience d’expatriation sur l’archipel espagnol, les raisons qui l’ont poussée à choisir cet endroit et les conseils pratiques pour celles et ceux qui envisagent de faire de même.
Vous vous voyez déjà là-bas ? Avant de réserver votre billet, lisez la suite : Julie vous raconte son parcours, ce qui l’a surprise en arrivant et ses conseils concrets pour s’expatrier aux Canaries sans mauvaise surprise.
| Les Canaries en chiffres (2026) – Climat : 18-26°C toute l’année (île du printemps éternel) – Population : 2 258 732 habitants. Tenerife : 965 574 hab. ; Gran Canaria : 874 892 hab. (INE, 2025) – Salaire minimum (SMI) : 1 221 €/mois bruts sur 14 mois (Décret Royal 126/2026) – Loyer moyen longue durée : ~900 à 1 300 €/mois à Tenerife ; ~900 à 1 000 €/mois à Las Palmas (Gran Canaria) – Fiscalité : IGIC 7% (vs TVA 21% en péninsule). 14 points d’écart sur vos achats courants – Vol Paris → Tenerife : ~4h à 4h30 (connexions quotidiennes) – Fuseau horaire : GMT (1h de moins que la France, toute l’année) Sources : INE 2025, Décret Royal 126/2026 (BOE), Gobiernodecanarias.org (IGIC), SpainHouses.net |
- Pourquoi tant d’expats choisissent l’archipel
- Le cas des retraités
- Quelle île choisir ?
- Péninsule ou Canaries : ce qui change
- NIE, padrón, sécu : les démarches
- Vos questions fréquentes

Vivre aux Canaries : un choix de plus en plus prisé par les expats
Les Canaries, un archipel composé de sept îles principales, se situent dans l’océan Atlantique, au large de la côte nord-ouest de l’Afrique. Bien que géographiquement africaines, elles se définissent comme une région autonome de l’Espagne.
En 2025, l’archipel compte 2 258 732 habitants (source : INE, Instituto Nacional de Estadística). Plus de huit sur dix vivent à Tenerife (965 574 hab.) ou à Gran Canaria (874 892 hab.). C’est aussi sur ces deux îles que se concentre une grande partie des résidents européens, Italiens, Allemands, Britanniques ou Français, en particulier dans le sud.
Pourquoi s’expatrier aux Canaries ? 3 bonnes raisons
Pourquoi tant d’expatriés posent-ils leurs valises sur l’archipel ? Il y a le climat, bien sûr. Mais ce n’est pas la seule raison.
Le climat, d’abord. Avec des températures qui oscillent entre 18 et 26 °C selon la saison, les Canaries ont hérité du surnom d’« îles du printemps éternel ». Attention toutefois aux microclimats : le nord de Tenerife, plus vert, est souvent plus frais et plus humide que le sud, sec et ensoleillé. À quelques kilomètres près, vous ne vivrez pas le même hiver. Renseignez-vous sur le quartier précis qui vous intéresse avant de signer un bail.
Ensuite, l’Europe reste toute proche. Comptez un peu plus de quatre heures de vol depuis Paris, avec des liaisons directes vers de nombreuses villes européennes. Vous profitez d’une vie insulaire dépaysante sans vous couper de vos proches.
Enfin, les paysages. Plages de sable doré ou noir, forêts de lauriers, coulées de lave, Teide culminant à plus de 3 700 mètres : en une journée, vous passez de la mer à la montagne. Pour les amoureux de nature, difficile de trouver mieux.

Après avoir passé quatre ans à Valencia, j’ai décidé de tenter une nouvelle aventure aux Canaries, plus précisément à Tenerife. J’ai toujours rêvé de vivre sur une île et je cherchais une destination au climat agréable toute l’année (les étés deviennent très chauds à Valencia).
À la suite de ma première expérience en Espagne, je n’avais plus à craindre les difficultés de communication ni ces défis qui guettent tout nouvel expat. En revanche, j’ai dû faire face à des démarches administratives propres à l’archipel, qui diffèrent de celles de la péninsule.
Retenez ceci : même si vous connaissez déjà le pays, préparez-vous bien !
S’expatrier aux Canaries pour les retraités français : une destination idéale
Les Canaries séduisent de plus en plus de retraités français, et ce n’est pas un hasard. Le cocktail est redoutable : climat doux toute l’année, coût de la vie inférieur à la France métropolitaine et à la péninsule espagnole, système de santé public de qualité, et une communauté francophone active sur les principales îles.
Côté démarches, rien de compliqué pour un citoyen européen : pas de visa. Vous vous inscrivez au registre des étrangers (c’est là que vous obtenez votre NIE), puis au padrón de votre commune. Les étapes sont détaillées plus bas.
La fiscalité mérite plus d’attention. L’IGIC à 7 % (contre 21 % de TVA en péninsule) allège les dépenses du quotidien, c’est vrai. Pour votre pension, en revanche, tout dépend de son origine : selon la convention fiscale franco-espagnole, une retraite du privé est en principe imposable en Espagne dès que vous y résidez, alors qu’une pension de la fonction publique reste imposée en France. Faites le point avec un conseiller fiscal avant de partir.
Pour la santé, le formulaire S1 (ex-E121), à demander à votre caisse d’assurance maladie, vous ouvre l’accès au système public espagnol : vous êtes soigné aux Canaries, et c’est la France qui prend les frais en charge.
Et le logement ? Prévoyez 900 à 1 300 €/mois en location longue durée selon l’île et le quartier. Souvent plus accessible que sur la Côte d’Azur ou à Paris.
Mon conseil (Julie) : venez passer quelques semaines dans différentes îles avant de choisir. Tenerife et Gran Canaria offrent le plus d’infrastructures et de commodités. Lanzarote et Fuerteventura sont plus dépaysantes mais moins dotées en services médicaux spécialisés.
Quelle île choisir pour s’expatrier aux Canaries ? Les 7 îles passées en revue
Tout dépend de la vie que vous voulez mener sur place : travail, scolarité des enfants, besoin de calme ou d’animation, accès aux soins. Petit tour d’horizon des sept îles principales.
Vivre à Tenerife
C’est l’île que j’ai choisie, pour des raisons très pratiques. Tenerife est la plus grande et la plus peuplée des îles Canaries, et Santa Cruz de Tenerife partage avec Las Palmas de Gran Canaria le statut de capitale de l’archipel : la plupart des démarches se font sur place. L’île compte aussi deux aéroports (Tenerife Norte et Tenerife Sur), bien pratiques pour rejoindre la péninsule ou rentrer en France. Côté cadre de vie, on passe des plages du sud au Parc national du Teide en une heure de route environ. Je détaille mes coins préférés de l’île sur mon blog.
En termes de coût de la vie, Tenerife reste plus abordable que les grandes villes françaises. Comptez environ 900 à 1 300 €/mois pour un appartement en location longue durée, selon le quartier et la taille du logement (Source : SpainHouses.net déc. 2025). Santa Cruz de Tenerife (la capitale) et Puerto de la Cruz offrent le meilleur rapport qualité-prix pour les familles expatriées.
Du côté de l’emploi, le salaire minimum espagnol (SMI) s’applique sur toute l’île : 1 221 €/mois bruts en 2026. Dans les secteurs porteurs de l’île (tourisme, services aux expatriés, digital nomadisme), les rémunérations dépassent largement ce plancher. En tant qu’autonoma (auto-entrepreneur) sur l’archipel, vous facturerez l’IGIC à 7% au lieu de la TVA à 21%. Il s’agit d’un avantage concret sur votre compétitivité et votre pouvoir d’achat.
Pour les soins, Tenerife compte deux grands hôpitaux publics de référence : l’Hospital Universitario de Canarias (HUC), à La Laguna, et l’Hospital Universitario Nuestra Señora de Candelaria, à Santa Cruz. Un vrai plus si vous partez avec des enfants ou si vous avez besoin d’un suivi spécialisé.
Gran Canaria
Située à l’est de Tenerife, Gran Canaria est réputée pour ses plages dorées, en particulier celles de Maspalomas. Elle possède aussi une vie nocturne trépidante, en particulier dans la capitale, Las Palmas. C’est un endroit idéal pour ceux qui recherchent à la fois détente et divertissement. Les loyers y sont légèrement plus bas qu’à Tenerife, autour de 900 à 1 000 €/mois pour un appartement standard en longue durée.
Lanzarote
Reconnue pour ses paysages lunaires et ses formations volcaniques, Lanzarote ravit les amoureux de la nature. Elle est également appréciée pour ses vignobles et ses vins de qualité. Cette partie insulaire abrite également une scène artistique et culturelle florissante, avec l’influence persistante de l’artiste local César Manrique. La vie y est apaisante et axée sur la nature, créant un environnement idéal pour se ressourcer.

Fuerteventura
Avec ses vastes étendues de dunes et ses plages immaculées, Fuerteventura est le paradis des surfeurs et des amateurs de sports nautiques. Fuerteventura offre un cadre paisible et décontracté. Elle abrite également des villages traditionnels, témoignant de son héritage culturel.
La Palma
On surnomme souvent La Palma “la isla bonita” (la belle île) pour ses forêts, ses sentiers de randonnée et ses observatoires astronomiques. Il s’agit d’un cadre idéal pour la méditation et la contemplation. Les nuits étoilées, d’une pureté exceptionnelle, attirent les passionnés d’astronomie du monde entier. La Palma cultive également une vie culturelle riche et une communauté artistique dynamique. Pour les expatriés en quête de quiétude, d’authenticité et de connexion avec la nature, La Palma est un trésor à découvrir.

La Gomera
Cette île est célèbre pour son parc national de Garajonay, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est une destination prisée des randonneurs. La Gomera, petite merveille de l’archipel, séduit les expatriés par son ambiance paisible et son écrin naturel préservé. Son littoral offre des criques isolées et des plages de sable noir.
El Hierro
La plus petite des îles principales, El Hierro est un havre de paix loin du tourisme de masse. Elle est idéale pour ceux qui recherchent tranquillité et déconnexion. La vie y est simple et proche de la nature, créant un environnement idéal pour la méditation et le bien-être. El Hierro est également renommée pour ses eaux cristallines, offrant des possibilités de plongée exceptionnelles.
Mon conseil : ne choisissez pas sur photo. Si vous le pouvez, passez quelques semaines sur deux ou trois îles, voire dans deux quartiers différents d’une même île, avant de signer quoi que ce soit.
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Vie aux Canaries ou sur la péninsule : quelles différences ?
Avant de faire le grand saut, sachez que s’installer aux Canaries n’a pas grand-chose à voir avec la vie sur la péninsule ibérique. L’archipel fait partie intégrante de l’Espagne, mais il vit à son rythme. Fiscalité, heure, langue : voici les différences qui changent le plus le quotidien.
La fiscalité aux Canaries : l’IGIC à 7%
IGIC vs TVA. Alors que la péninsule espagnole applique la TVA à 21% (taux normal), les Canaries utilisent leur propre système fiscal : l’IGIC (Impuesto General Indirecto Canario) au taux normal de 7%. Un écart de 14 points qui se ressent concrètement sur les prix de l’alimentation, des vêtements, de l’électronique et des services. Des taux réduits à 3% et 0% s’appliquent également selon les produits.

Source : Gouvernement des Canaries (gobiernodecanarias.org). Loi 9/2025 de Presupuestos de la Comunidad Autónoma de Canarias para 2026
Plutôt tutoiement ou vouvoiement sur les îles ?
Sur la péninsule, on dit « vosotros » pour s’adresser familièrement à plusieurs personnes. Aux Canaries, ce « vosotros » n’existe pratiquement pas : on emploie « ustedes », même entre amis, comme en Amérique latine. Après quatre ans à Valencia, il m’a fallu un petit temps d’adaptation (rires) ! Autre particularité de l’espagnol canarien : un accent plus doux, avec des « s » souvent aspirés.

Des différences au niveau de l’heure
Les Canaries vivent à l’heure de l’Europe occidentale (GMT en hiver, GMT+1 en été), et non à l’heure de l’Europe centrale comme le reste de l’Espagne et la France. Résultat : il est toujours une heure de moins qu’à Paris ou à Madrid, été comme hiver. Pensez-y pour vos rendez-vous et vos visios !
Les formalités administratives pour s’expatrier aux Canaries
Avant de boucler vos cartons, prenez le temps de bien comprendre les démarches administratives. Bonne nouvelle : pour un citoyen européen, elles restent simples. Mais l’ordre compte, car chaque document en débloque un autre.
Le NIE (Número de Identificación de Extranjero)
C’est votre numéro d’identification d’étranger en Espagne. Impossible de s’en passer pour ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de travail ou un bail, acheter un logement. Si vous restez plus de trois mois, vous devez vous inscrire au Registro Central de Extranjeros : vous recevez alors un certificat d’enregistrement de citoyen de l’Union, qui porte votre NIE. Le rendez-vous (cita previa) se prend en ligne, à l’Oficina de Extranjería ou dans un commissariat de la Policía Nacional de votre île. Prévoyez votre pièce d’identité et un justificatif d’activité (contrat de travail, inscription comme autónomo) ou de ressources suffisantes avec une assurance santé.
Les rendez-vous partent vite, surtout à Tenerife et à Gran Canaria. Comptez plusieurs semaines. Lancez donc la démarche dès que possible, et gardez précieusement ce certificat : on vous le demandera partout.

L’inscription à la sécurité sociale et la Tarjeta sanitaria
L’inscription à la sécurité sociale est une autre étape importante de l’installation aux Canaries. Pour vous inscrire, vous aurez besoin de votre NIE, d’une preuve d’emploi ou d’une preuve que vous êtes travailleur indépendant, et du formulaire TA1 rempli. Vous devrez apporter ces documents à votre bureau local de la sécurité sociale (Tesorería General de la Seguridad Social).
L’inscription à la sécurité sociale vous donne droit à des soins de santé gratuits ou à prix réduit, ainsi qu’à d’autres prestations comme les congés de maternité et les pensions.
Il est donc essentiel de s’inscrire dès que possible après votre arrivée sur l’archipel. Gardez à l’esprit que le processus peut prendre du temps, il est donc préférable de commencer dès que vous avez votre NIE et votre preuve d’emploi.
Une fois inscrit à la sécurité sociale, vous obtiendrez la tarjeta sanitaria. C’est la carte de santé qui vous permet d’accéder aux services de santé publics aux Canaries.
Le padrón
Il s’agit de votre inscription sur le registre municipal des habitants. En principe, toute personne qui réside en Espagne doit s’y inscrire, et vous auriez tort de vous en priver : une fois résident, c’est ce qui vous ouvre droit à 75 % de réduction sur les vols et les ferries entre les îles et vers la péninsule, ainsi qu’à des tarifs résidents sur de nombreuses activités. Pour l’obtenir, rendez-vous à la mairie (ayuntamiento) de votre commune avec votre pièce d’identité et un justificatif de domicile (bail ou acte de propriété).
Jusque-là, les démarches ressemblent beaucoup à celles d’une installation sur le continent. Voici maintenant ce qui change aux Canaries.
Les spécificités pour les véhicules aux îles Canaries
Si vous envisagez d’importer votre véhicule sur l’archipel espagnol, il est essentiel de se renseigner au préalable car il existe certaines taxes d’importation. Dans mon cas, nous avions le véhicule à notre nom et immatriculé en Espagne depuis plus de 12 mois, nous avons donc simplement dû signaler le changement d’adresse en fournissant le padrón.
Le statut d’auto-entrepreneur sur l’archipel espagnol
(J’aborde ce point, étant moi-même autonoma) Le statut d’auto-entrepreneur, connu en Espagne sous le nom d’autónomo, est également disponible sur l’archipel espagnol. Les auto-entrepreneurs aux Canaries facturent l’IGIC à 7% (et non la TVA). Mais on peut également bénéficier de certains avantages fiscaux spécifiques à la région, dont l’exemption de l’IGIC dans certains cas.

Un conseil si comme moi ces questions vous donnent de l’urticaire : faites-vous accompagner par un gestor (comptable) local.
Comment trouver un emploi aux Canaries ?
Trouver un emploi aux Canaries demande un peu de patience. Le marché est dominé par le tourisme et l’hôtellerie, avec des salaires parmi les plus bas d’Espagne. Premier conseil : maîtriser l’espagnol. Beaucoup de gens parlent anglais dans les zones touristiques, mais l’espagnol reste indispensable pour la plupart des postes, comme pour vos démarches.
| Repères salariaux aux Canaries (2026) • SMI (salaire minimum interprofessionnel) : 1 221 €/mois bruts sur 14 mensualités (= 17 094 €/an). Décret Royal 126/2026 • Salaire moyen : 2 051 €/mois bruts, le plus bas d’Espagne (moyenne nationale : 2 386 €) • Les salaires nets au SMI sont exonérés d’impôt sur le revenu en 2026 • Secteurs bien rémunérés sur l’archipel : tourisme & hôtellerie de luxe, tech, services aux expatriés • En tant qu’autonoma (auto-entrepreneur) : facturation IGIC 7% (avantage concurrentiel vs péninsule) Source : BOE, Décret Royal 126/2026; INE, EPA 2024 |
Pour vos recherches, combinez plusieurs canaux : les sites d’emploi en ligne, le Servicio Canario de Empleo (le service public de l’emploi de l’archipel), le portail européen EURES et, surtout, le bouche-à-oreille. Sur les petites îles en particulier, une candidature spontanée déposée en main propre ouvre souvent plus de portes qu’un CV envoyé en ligne. Autre option de plus en plus répandue : conserver un emploi en télétravail ou vous lancer comme indépendant.
Bref, pour moi, s’expatrier aux Canaries a été une très bonne décision. Une fois les démarches bouclées, l’archipel offre un cadre de vie idéal !

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette destination, connaître les bonnes adresses, les activités à faire et les endroits à découvrir, je vous invite à visiter mon blog de voyage dédié à l’archipel espagnol : Explore-Canaries.
Bonne installation !
Julie
FAQ S’expatrier aux Canaries
Quel budget faut-il pour vivre aux Canaries ?
Comptez un budget réaliste de 1 500 à 2 000 € par mois pour une personne seule, loyer compris, selon l’île choisie. À deux, prévoyez plutôt 2 300 à 2 900 €. Ces montants restent des estimations : c’est le poste logement qui fait toute la différence d’une île et d’un quartier à l’autre.
Le loyer d’un appartement en longue durée tourne autour de 900 à 1 300 €/mois à Tenerife, un peu moins à Las Palmas. À cela s’ajoutent les courses, les transports et les loisirs. Bonne nouvelle pour le portefeuille : le climat doux vous épargne quasiment toute facture de chauffage, et l’IGIC à 7 % allège le prix de nombreux achats du quotidien. À l’inverse, gardez en tête que beaucoup de produits sont importés et restent donc plus chers que sur la péninsule.
Quel est le salaire moyen aux Canaries ?
Le salaire moyen aux Canaries s’élève à environ 2 051 € bruts par mois (donnée INE, enquête EPA 2024), soit le plus bas d’Espagne, où la moyenne nationale atteint 2 386 € bruts. Le salaire minimum (SMI) est, lui, fixé à 1 221 € bruts sur 14 mensualités en 2026.
Concrètement, les rémunérations sont modestes, surtout dans le tourisme et l’hôtellerie qui dominent le marché local. Pour mieux s’en sortir, deux leviers fonctionnent bien : viser les secteurs porteurs (tech, services aux expatriés, postes qualifiés) ou exercer en télétravail. Le statut d’autónoma est aussi un vrai atout, puisque vous facturez l’IGIC à 7 % au lieu de la TVA à 21 %. Pour démarrer vos recherches, jetez un œil à notre sélection de plateformes de recrutement.
Comment s’installer aux Canaries quand on est français ?
En tant que citoyen de l’Union européenne, vous n’avez besoin d’aucun visa pour vous installer aux Canaries. Trois démarches suffisent : obtenir le NIE (numéro d’identification pour étranger), vous inscrire au padrón à la mairie de votre commune, puis vous affilier à la Sécurité sociale espagnole pour accéder à la Tarjeta Sanitaria.
Anticipez : l’obtention du NIE peut prendre plusieurs semaines, mieux vaut donc lancer le processus avant votre déménagement. Si la paperasse vous donne de l’urticaire, un gestor (comptable local) peut tout prendre en main. Les démarches sont d’ailleurs très proches de celles d’une expatriation en Espagne continentale, à quelques spécificités insulaires près.
Quels sont les inconvénients de vivre aux Canaries ?
Les principaux inconvénients tiennent à l’insularité : chaque déplacement hors de l’île impose l’avion ou le ferry. S’ajoutent un marché de l’emploi étroit aux salaires bas, une hausse marquée des loyers dans les zones prisées et une administration parfois lente.
Côté santé, le système public est de bonne qualité, mais les listes d’attente pour certains spécialistes peuvent être longues. Enfin, la dépendance aux importations rend quelques produits plus chers qu’attendu. Rien de rédhibitoire pour autant : le climat, la sécurité et la qualité de vie compensent largement ces contraintes pour la plupart des expatriés. Mieux vaut simplement en avoir conscience avant de lancer les préparatifs.
Quelle est la meilleure île pour s’expatrier aux Canaries ?
Tenerife et Gran Canaria sont les îles les mieux adaptées à une première expatriation : infrastructures complètes, hôpitaux de référence, aéroports internationaux et bassin d’emploi plus dense. Les îles occidentales (La Palma, La Gomera, El Hierro) conviennent davantage à qui recherche le calme et le contact avec la nature.
Fuerteventura et Lanzarote séduisent les amateurs de sports nautiques et de grands espaces, mais offrent moins de services médicaux spécialisés. Le bon réflexe : venir passer quelques semaines sur deux ou trois îles avant de trancher. Le ressenti sur place vaut tous les comparatifs.

